90 minutes qui ont marqué l’histoire

L'équipe de France est devenue hier soir championne du monde 4 buts à 2 au dépend de la Croatie. Crédit : Richard Loyant / AFP

L’équipe de France est donc devenue championne du monde pour la deuxième fois de son histoire. C’était hier au Stade Loujniki de Moscou, dans une ambiance survoltée. Les bleus sont entrés dans la légende, et le pays, dans une grande euphorie collective.

Tout le monde s’était réuni. Dans les bars, dans les salons et les salles des fêtes : les écrans étaient en place, les bières à la main et le rythme cardiaque déjà au maximum. Le coup d’envoie est donné. 90 minutes pour s’inscrire dans la légende.

Les chants de supporters s’élevaient pour se stopper net dès qu’une action croate s’approchait un peu trop prêt des filets d’Hugo Lloris. La première mi-temps fut un mélange d’excitation et de frustration pour le public. Après avoir ouvert le score grâce à un but contre son camp de la Croatie, les bleus se font rattraper. Mais quelques minutes plus tard, ils mènent à nouveau sur un penalty encore une fois intelligemment bien tiré d’Antoine Griezmann. Malgré une avance de 2 buts à 1, la tension est toujours aussi palpable. On croise des regards inquiets, on débat sur cette première mi-temps mitigée et on essaie de se rassurer comme on peut. Personne ne tient en place. Encore 45 minutes à tenir. Encore 45 minutes pour entrer dans l’histoire.

Le coup d’envoi de la deuxième mi-temps est donné, tout le monde se remet rapidement en place. La tension est montée d’un cran. Chacun sent que tout peu basculé à tout moment. Mais rapidement, les bleus se mettent à l’abri avec deux missiles signés Paul Pogba et Kylian Mbappé. Le jeune attaquant du Paris Saint Germain vient d’inscrire un but en finale de Coupe du Monde à seulement 19 ans. Incroyable. La joie est immense, certains commencent même à entonner un « on est les champions ». Beaucoup reprenne un verre, histoire de fêter ça. Les sourires se dessinent sur les lèvres, les yeux s’humidifient. On se congratule dans une grande euphorie collective. Car on réalise que l’on est peut-être en train de vivre un des plus beaux moments de l’histoire du football français.

Mais une erreur de Lloris refait monter la tension d’un seul coup. Le France ne mène plus que 4 buts à 2. Et si les croates revenaient au score, et s’ils réussissaient à égaliser, et si … On essaie de se rassurer, on se dit que ce n’est pas possible, cette France-là va gagner. Cette équipe est invincible, elle va aller au bout. Les minutes paraissent de plus en plus longues. Le décompte a commencé. 70eme. 80eme. 90eme. Cinq minutes de temps additionnel. Insoutenable. Chacun se prend les mains et s’attrape les épaules. Des dizaines d’étoiles apparaissent dans les yeux. C’est des millions de personnes qui trépignent devant leur écran. Tous river sur les mêmes joueurs, sur ce même chronomètre qui fait passer les secondes pour des heures. On commence à se lever. On y est. On va le faire. Plus que quelques secondes …

Nous sommes champions du monde.

Aurore Dessaigne

 

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