[ATP NEXT GEN] Andrey Rublev, le bad boy russe

Rublev, une des révélations de l'US Open 2017, confirme les attentes placées en lui... (source : Eurosport)

Andrey Rublev fait partie des trois russes qualifiés pour l’ATP Next Gen de Milan avec Daniil Medvedev et Karen Khachanov. Auteur d’une fin de saison extraordinaire, l’adolescent est devenu homme. Tout juste âgé de 20 ans, il est annoncé comme le futur de la génération russe.

CARTE D’IDENTITÉ

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Nom : Andrey Rublev
Surnom : Rubl
Date de naissance : 20 octobre 1997
Nationalité : Russe
Classement ATP (au 30.10.17) : 35e
Taille / Poids : 188 cm / 73 kg
Pro depuis : 2014
Coach : Fernando Vicente
Style : Droitier, revers à deux mains
ATP Comparaison : David Ferrer, Novak Djokovic
Idole : Rafael Nadal
Surfaces favorites : Dur et Terre Battue
Meilleur souvenir tennistique : Quarts de finale de l’US Open 2017 contre Nadal

 

Numéro un chez les juniors

Andrey Rublev vient de Moscou, où sa mère Marina Marenko, coach de tennis, l’a aidé à frapper ses premières balles. Très jeune, il côtoie le milieu professionnel en travaillant avec des joueuses telles qu’Anna Kournikova. Il intègre le circuit ITF en 2011. En 2014, il remporte le tournoi junior de Roland Garros en battant l’Espagnol Jaume Munar puis atteint la finale du tournoi de double junior. Il obtient deux médailles lors des Jeux olympiques de la jeunesse de 2014 : le bronze en simple et l’argent en double garçons. Il termine la saison à la première place mondiale en junior et est déclaré champion du monde ITF.

En 2015, il intègre le circuit professionnel à part entière. Il participe à son premier Masters 1000 à Miami, invité par les organisateurs. Au premier tour, il affronte l’Espagnol Pablo Carreño-Busta (54e mondial, alors qu’il est lui-même 389e mondial), le bat 1-6, 6-1, 6-4, signe sa première victoire dans cette catégorie et éclot aux yeux de tous. Il réalise quelques coups d’éclats, comme à Barcelone, où il renverse Verdasco (37e mondial) ou encore en Coupe Davis face à Pablo Andújar (32e mondial), pour son deuxième simple à enjeu seulement dans l’épreuve, envoyant la Russie en barrage d’accession pour le groupe mondial aux dépens de l’Espagne. Il découvre aussi l’US Open, son premier Grand Chelem en carrière. En 2016, il s’adjuge son premier titre Challenger à Quimper, à seulement 18 ans.

 

2017, l’accession tonitruante dans le top 50

En l’espace de 6 mois, “Rubl” passe de joueur hors du top 100 à vainqueur de son premier tournoi. Pourtant sorti des qualifications, il remporte son premier titre ATP à Umag en juillet, sur terre battue, en tant que Lucky Looser suite au forfait de Borna Coric. Pendant cette semaine, il écarte notamment Fabio Fognini, Ivan Dodig et Paolo Lorenzi. Il devient le premier Lucky Loser à triompher dans un tournoi du circuit principal depuis Rajeev Ram, à Newport en 2009. Il intègre également le top 50 pour la première fois de sa carrière.

Dans la suite de sa saison, Rublev continue d’impressionner. En septembre, il est devenu le plus jeune quart de finaliste de l’US Open depuis Andy Roddick en 2001, en mettant à mal Grigor Dimitrov (tête de série 9) et David Goffin (tête de série 14) avant de tomber contre le futur champion Rafael Nadal. Il poursuit sa belle lancée en éliminant Sock et Berdych au tournoi de Pékin. Il est aujourd’hui 35e mondial, tout près d’être tête de série en Grand Chelem.

La caractéristique principale de son jeu, c’est le retour de service. Considéré à juste titre comme le successeur de David Ferrer, il est déjà parmi les dix meilleurs retourneurs du circuit à en croire Infosys ATP Stats, le système de statistiques de l’ATP.

 

Un bad boy adouci par Fernando Vicente

Sur le court, Rubl n’hésite pas à faire part de ses émotions à ses adversaires. Son caractère rugueux lui a déjà valu quelques remarques de ses pairs, notamment par l’expérimenté Fernando Verdasco qui, à Barcelone en 2015, avait déclaré avoir été surpris par le “niveau de grossièreté” d’un joueur alors âgé de 17 ans. Voilà de quoi, de manière générale, aiguiser les appétits des fans de Nick Kyrgios, d’Ernests Gulbis, de Fabio Fognini ou admirateurs de John McEnroe ou Ilie Nastase…

Pour s’adoucir, le Russe a pris en mars la direction de l’Espagne et Barcelone. Il y a installé sa base d’entraînement, comme avant lui son compatriote Marat Safin. Sous la houlette de Galo Blanco et Fernando Vicente, deux anciens pros devenus directeurs d’une académie, Rublev partage ses gammes avec son compatriote Karen Khachanov, autre nouveau phénomène russe du tennis mondial.

“Mon sentiment est qu’Andrey doit encore améliorer certains aspects et être plus constant, rester concentré plus longtemps. Il est sur la bonne voie, il peut devenir un très bon joueur, je suis fier qu’il ait été très agressif contre Dimitrov et doit jouer comme ça à chaque match. Nous allons aussi travailler sur sa mobilité, quand il devra défendre, nous allons travailler sur lui pour obtenir de meilleures positions” – Fernando Vicente

Rublev reconnaît que Vicente a instillé une approche déterminée chez l’adolescent. Avec la forme physique et la coordination au cœur de sa philosophie, Vicente estime que la capitalisation des séances de gymnastique est essentielle au succès. Les progrès ont peut-être été lents et réguliers, mais Rublev sait que cela porte ses fruits.

“Nous avons une relation très spéciale et pour moi c’est très facile de travailler avec quelqu’un comme lui. Il essaie d’obtenir le maximum possible de moi pour améliorer mon jeu. Il m’explique comment je dois jouer avec mon coup droit et quelles balles frapper, comment utiliser mon mouvement et ensuite ce que je dois faire entre les points, il essaye de tout donner pour être meilleur, avant que je ne pense pas à ces choses et maintenant je vois une grande amélioration.” – Andrey Rublev

 

Une chose est certaine, si Andrey Rublev n’a gagné qu’un seul titre sur le circuit ATP, il devrait en gagner d’autres. Il vient à Milan en tant que favori : “Je suis vraiment heureux et je suis vraiment excité de jouer à Milan. J’ai travaillé dur cette année et j’ai eu d’excellents résultats”. Et s’il ne gagne pas cette année, il reviendra en 2018. Le garçon n’a que 20 ans…

A propos de Clément Carton 134 Articles
- Fondateur et Rédacteur en chef d'Agora Sports - 20 ans, Lyonnais, ambition journalisme sportif, EDJ Nice. Sports de prédilection : Tennis, Basketball. Suivez-moi sur Twitter : @clementcarton

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