[TES] Etape 15 : San Siro, l’historique antre des rivaux milanais

(Source : zero.eu)

Après avoir découvert l’Estádio da Luz à Lisbonne, plus grand stade de son pays, nous nous dirigeons vers son homologue italien : San Siro. Du haut de ses 80 000 places, San Siro est une véritable cathédrale du football partagée par les deux rivaux historiques de l’Inter et du Milan AC. Ses tribunes verticales proches du terrain et son large toit en font incontestablement l’un des stades les plus légendaires d’Europe.

 

D’abord propriété du Milan AC !

San Siro est avant tout une idée des Rossoneri, et de son président de l’époque Piero Pirelli. Inauguré en 1925, le stade accueille 35 000 supporters du Milan AC, dans quatre tribunes. Dix ans plus tard, suite à l’achat du stade par la ville de Milan, des travaux sont entrepris pour élargir la capacité du stade autour des 55 000 places. Ce n’est qu’en 1947 que San Siro est aussi loué à l’autre grand club de la ville, l’Inter. En 1955, le stade est de nouveau rénové et agrandi. Il atteint les 100 000 places durant quelques années, avant de devoir réduire la capacité (85 000 places) pour des raisons de sécurité et pour l’ajout de sièges dans les tribunes principales. En prévision de la Coupe du Monde 1990 organisée par l’Italie, la réalisation d’un nouveau stade est à l’étude mais le projet final retenu est l’ajout d’un troisième anneau, soutenu par d’importants piliers en béton (Voir photo). Le toit, élément central de San Siro, est également issu de cette grande rénovation d’avant Coupe du Monde.

San Siro et ses onze piliers de bétons soutenant la structure (Source : istockphoto.com)

Giuseppe Meazza et San Siro : Deux dénominations pour une seule enceinte

San Siro est le premier nom du stade, issu du quartier dans lequel le Milan AC l’a implanté. En 1980, un an après la mort de Giuseppe Meazza, l’enceinte change officiellement de nom. Meazza était en effet un ancien joueur historique des deux clubs milanais durant les années 1930 et 1940 et a notamment remporté les Coupes du Monde 1934 et 1938. Si le nom de San Siro est encore employé de nos jours, c’est parce que les milanais ont eu du mal à se débarrasser de son appellation de toujours, en particulier les fans du Milan AC, pour qui Meazza était essentiellement le buteur des interistes !

Giuseppe Meazza a été le buteur des Nerazzurri de 1927 à 1940 (Source : football-italia.net)

L’arène du “Derby della Madonnina”

Si co-posséder un stade peut parfois être problématique, cela peut aussi être un atout considérable. Le “derby della Madonnina” (du nom de la statuette au-dessus du Duomo de Milan) est l’occasion pour San Siro de vivre des émotions folles : disputer un derby dans l’unique enceinte des deux clubs. Cerise sur le gâteau, il y en a minimum deux par an, eh oui !

Démonstration en vidéo :

 

Quel avenir pour San Siro ?

San Siro a toujours été l’objet de fortes discussions entre l’Inter et le Milan AC. Si les Rossoneri ont un temps envisagé sérieusement de construire un nouveau stade moderne, rien que pour eux, il n’en sera finalement rien. En effet, la rencontre tant attendue du 5 février 2018 entre les dirigeants des deux clubs s’est conclut par un accord verbal concernant la continuation de la collaboration entre les deux parties. Un investissement commun est prévu pour procéder à une rénovation de grande ampleur de San Siro. Des réunions mensuelles sont d’ores et déjà programmées pour planifier et valider le projet d’ici l’été prochain.

Le MATCH : 13 novembre 2017 : Barrages retour des éliminatoires de la Coupe du Monde 2018 : Italie – Suède (0-0) : Le stade porte-bonheur n’aura pas suffit

Les quadruples champions du monde italiens reçoivent la Suède à San Siro pour ce qui est l’un des matchs les plus importants de l’histoire de la Nazionale. Battue 1-0 à l’aller, elle doit s’imposer sur un score plus large pour participer à la prochaine Coupe du Monde. Pour l’occasion, les transalpins ont choisi San Siro comme lieu de réception, stade où la Nazionale est toujours invaincue à ce jour.

Le début de match n’est pas rassurant côté italien. La main de Darmian dans sa surface aurait dû être sanctionnée d’un pénalty mais l’arbitre ne l’a pas vue (13ème). Malgré des réactions italiennes, c’est au tour de Barzagli de commettre une nouvelle main dans sa surface… L’arbitre ne bronche toujours pas. La fin de première période est tout de même en faveur de la Nazionale. Néanmoins les assauts d’Immobile et Florenzi sont mis en échec par le redoutable Granqvist en défense et R. Olsen dans les buts (0-0, mi-temps).

La seconde période est d’abord à l’avantage de l’Italie. Il faut dire qu’il lui reste moins de 45 minutes pour inverser la tendance. A la 66ème, Florenzi voit son centre heurter la barre suite à une déviation de Lustig. L’Italie a le contrôle du ballon mais n’y arrive pas dans les 30 derniers mètres. Parolo et El Shaarawy se procurent tous les deux des occasions en fin de match mais ne concluent pas. La Suède, infaillible en défense, se qualifie malgré le 0-0.

Incapable de trouver le chemin des filets aussi bien en Suède qu’à San Siro, l’Italie ne verra pas la Russie et son Mondial 2018. La Squadra Azzura reste toutefois invaincue dans son enceinte fétiche, San Siro bien sûr.

Les larmes du portier emblématique de la Squadra Azzura, Gianluigi Buffon (Source : Goal.com)

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