[FOCUS] LDC : Paris, la force du collectif

Les Parisiens ont célébré leur victoire avec leurs supporteurs. Crédit photo : psg.fr

Le PSG a signé une belle victoire deux buts à un face à Liverpool mercredi en Ligue des champions. Souvent critiqués pour être une équipe individualiste, c’est bien grâce à son collectif que les Parisiens sont venus à bout des Reds. 

86ème minute. Marquinhos court vers son coéquipier Thiago Silva. Les deux hommes frappent leur poitrine l’une contre l’autre. Ne vous méprenez pas, il n’y a pas but. Les deux joueurs parisiens viennent juste de magnifiquement défendre sur Mohamed Salah. Une solidarité défensive sur le porteur du ballon qui a porté ses fruits : le seul but encaissé par Paris ce soir-là le fut sur penalty.

Un rideau de fer

Circulez, il n’y a rien à voir” pouvait être la devise de Thiago Silva mercredi soir. Le capitaine parisien a littéralement cadenassé sa défense, aidé par un Kimpembe à la hauteur de l’événement. Peut-être que ce dernier aura gagné des points auprès de Didier Deschamps présent en tribune. 

Au milieu, Marco Verratti et Marquinhos sont restés très solides malgré quelques signes d’agacement du premier qui lui a valu un carton jaune. Marquinhos lui aurait même pu être l’auteur du trois à un s’il n’avait pas été hors jeu sur une belle tête. Les Parisiens ont su encaisser et tenir. Mais surtout accepter de laisser le ballon à l’adversaire.

La possession, cette ringarde

La fameuse statistique de la possession de balle. Aujourd’hui, elle ne veut plus rien dire, si ce n’est que l’équipe qui ne l’a pas risque de gagner. En parti rendue populaire par la France à la Coupe du monde, cette tactique de laisser jouer l’adversaire plutôt que prendre les devants a été adoptée par nombre d’équipes. L’Espagne et l’Allemagne, adeptent du jeu de possession, en ont fait les frais. Les deux équipes se sont respectivement arrêtées aux portes des 8emes de finale et des phases de poule en Coupe du monde.

Et le PSG n’a pas échappé à la règle. Que cela soit à la mi-temps ou à la fin du match, Liverpool a possédé à 57% le ballon contre 43% pour Paris. Une possession stérile donc puisque les Reds n’ont réalisé que huit tirs pour un seul cadré. Les Parisiens eux en ont compté douze pour huit cadrés. Aujourd’hui, la solidarité défensive est devenue la mère de toute chose. Et ça, Paris l’a bien compris.

Et maintenant ?

Avant la dernière journée, le PSG est deuxième de sa poule avec 8 points. Naples le talonne avec un petit point d’avance. Liverpool complète le podium avec 6 points. Rien n’est joué donc, même si les Parisiens ont le calendrier le plus favorable. Alors que ces derniers se rendront à Belgrade le 11 décembre, les Reds recevront les Napolitains au même moment. 

Il faudrait une incroyable déconvenue pour que les Parisiens ne rejoignent pas les huitièmes de finale. Ils avaient en effet terrassé Belgrade six buts à un au match aller. Une victoire au match retour est Paris serait qualifié. Le destin est donc désormais entre leurs mains.

Aurore Dessaigne

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