Strade Bianche : le cyclisme à l’état pur

Les paysages Toscans offrent un spectacle magnifique. © Russ Ellis

Il faudra une nouvelle fois être héroïque pour lever les bras au sommet de l’ultime ascension menant à la Piazza del Campo. Puiser au plus profond de soi-même pour succéder à Tiesj Benoot, vainqueur au terme d’une édition 2018 dantesque.

Tiesj Benoot s’envole vers la plus belle victoire de sa carrière.

Cette course, de par son parcours, s’inscrit petit à petit dans l’histoire du cyclisme. Le tracé autour de Sienne offre des images peu communes dans le cyclisme moderne. Les strade bianche (routes blanches en français) sont le théâtre de luttes sans merci entre les coureurs les plus endurants et habiles du peloton. De l’habileté, il en faut pour braver la poussière ou la boue au milieu des chemins de campagne. Ces derniers peuvent rapidement devenir un véritable enfer lorsque le vent vient balayer les collines Toscanes ou bien lorsque la pluie vient ajouter son grain de sel. Pour les forçats de la route, il ne s’agira pas d’une balade de santé mais d’un chemin de croix qui les mènera tout droit en enfer ou au paradis. Le caractère si singulier de cette course lui a permis d’attirer rapidement les meilleurs coureurs bien que son histoire soit très récente (la course a été créée en 2007 seulement). Comme dans toutes les courses italiennes, les tifosis seront nombreux sur les bas côtés, et il ne fait nul doute que l’ambiance sera assourdissante, afin de récompenser les héros du jour. L’Italie est une terre de cyclisme, et l’atmosphère particulière qui y règne donne chaque année une course débridée et passionnante. Il vous sera difficile de ne pas tomber sous le charme d’une des plus belles classiques de l’année.

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