[BILAN] Que retenir de l’Australian Open junior 2018 ?

Sebastian Korda, le fils de Petr Korda, s'est imposé à Melbourne à l'Australian Open junior ! (source : Sky Sports)

Les Grands Chelems chez les juniors permettent de révéler les talents qui auront les épaules pour résister au circuit professionnel. En 2018, le tournoi s’est révélé palpitant, tant sur le niveau de jeu des jeunes français que de l’affirmation de certains prodiges de la balle orange.

Korda remporte le tournoi, 20 ans après son père

En janvier 1998, Petr Korda remportait le plus grand titre de sa carrière et se hissait au deuxième rang mondial en gagnant la finale de l’Open d’Australie contre Marcelo Rios (6-2, 6-3, 6-3). Vingt ans plus tard, son fils Sebastian (né en 2000) a suivi ses traces en remportant le Grand Chelem australien, mais cette fois-ci chez les juniors (voir photo ci-dessus). Il est venu à bout du Taïwanais Chun Hsin Tseng (7-6, 6-4) sous la chaleur du soleil australien grâce à un très bon service (9 aces) et un jeu agressif (34 coups gagnants, 15/20 au filet).

“Mon but était de gagner ce tournoi pour mon père, qui vient de fêter ses 50 ans. Ma sœur a également gagné ici (en golf). C’est un titre vraiment spécial. À chaque tournoi, je veux toujours gagner, peu importe si je joue un événement Challenger, un événement Future” – Sebastian Korda

Korda, après son titre, devrait se consacrer quasiment exclusivement au circuit professionnel. Quant à lui, Tseng a atteint la finale avec un an d’avance (2001) et est lui aussi très satisfait de son tournoi : “J’ai vraiment passé une bonne semaine ici à Melbourne“. Dans le reste du tableau, les demi-finalistes Marko Miladinovic (2000), certainement le plus fort de la semaine mais défait par le futur vainqueur, et Aidan McHugh (2000), ont grandement défendu leur chance également. Tout comme le local Rinky Hijikata (2001), qui a atteint les quarts de finale d’un Grade A pour la deuxième fois de sa carrière après Osaka en octobre 2017. Les déceptions viennent du brésilien Thiago Seyboth Wild (2000), du colombien Nicolas Mejia (2000) et des trois argentins têtes de séries Baez (2000), Tirante, Cerundolo (2001), tous cinq plus à l’aise sur terre battue, qui n’ont pas réussi à défendre leur chance sur surface rapide.

 

Des français très prometteurs

Chez les filles, Clara Burel a relevé le premier grand défi de sa carrière, en atteignant la finale à Melbourne (défaite contre la Taïwanaise Liang En Shuo, tête de série numéro deux). La Bretonne (16 ans) était la première française en finale des juniors à Melbourne depuis Virginie Razzano en 1999. Elle avait sorti la tête de série numéro un (Wang) en demi-finale. Kristina Mladenovic, titrée en double chez les séniors cette semaine, reste la dernière Française à avoir triomphé en Grand Chelem chez les filles en simple (Roland Garros 2009).

Chez les garçons, Hugo Gaston (2000) laisse entrevoir des beaux espoirs. Dans la continuité du niveau de jeu proposé depuis octobre 2017 (vainqueur à l’Orange Bowl et à Traralgon, 15 victoires de suite), il s’est incliné en quarts de finale, contre le serbe Marko Miladinovic, poids lourd du circuit junior depuis plus d’un an. Fort chez les juniors, le gaucher français devra composer sur le circuit professionnel malgré son petit gabarit (1m72).

Il a malgré tout remporté le tournoi en double avec un autre français, Clément Tabur (2000), qui lui aussi nourrit de très grands espoirs grâce à ses belles performances actuelles (même si défait au premier tour à Melbourne par Sebastian Korda, futur vainqueur du tournoi). Assurément les deux meilleurs français du circuit junior, ils ont glané le tournoi sans perdre le moindre set, en faisant tomber la paire favorite Korda-Mejia puis en finale la paire Molleker-Squire (6-2, 6-2). Ils attisent les convoitises des spécialistes, qui voient en eux deux des cadors du circuit cette année.

A propos de Clément Carton 117 Articles
- Fondateur et Rédacteur en chef d'Agora Sports - 20 ans, Lyonnais, ambition journalisme sportif. Sports de prédilection : Tennis, Basketball. Suivez-moi sur Twitter : @clementcarton

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*