[EAST-PREVIEW] Cleveland Cavaliers : le titre en ligne de mire

The King et The Flash de nouveau réunis... Ca va faire mal (source : Cavs Nation)

Dès l’annonce de l’arrivée de Kevin Durant à Golden State, les Cleveland Cavaliers avaient pris rendez-vous. Troisièmes Finales consécutives après avoir marché sur la conférence Est en playoffs, en dépit d’une surprenante deuxième place au terme de la saison derrière les Boston Celtics. LeBron James s’est baladé et en a profité pour devenir le meilleur marqueur de l’histoire des playoffs devant un certain Michael Jordan. Mais les Warriors n’ont eu aucune pitié pour les Cavs avec une cinglante défaite 4-1 pour Cleveland. Un banc défaillant, oui. Des lieutenants qui n’ont pas suffisamment suivi le King ? Peut-être. On attendait un été relativement calme du côté de l’Ohio, mais ce fut tout le contraire.

 

Résumé de l’été

L’annonce du désir de Kyrie Irving de quitter Cleveland a eu l’effet d’une bombe sur la NBA. Après des semaines de négociations interminables, Kyrie a finalement pris la direction de Boston en échange d’Isaiah Thomas, Jae Crowder, Ante Zizic et le choix de draft des Brooklyn Nets pour 2018. Crowder devrait offrir un grand apport défensif, en plus d’un shoot à 3 points qu’il s’est découvert l’an dernier. Après l’énorme saison et postseason d’Isaiah Thomas, on pourrait penser que les Cavs sont gagnants dans ce trade, sauf qu’IT ne jouera pas avant janvier à cause de soucis à la hanche. En attendant, Derrick Rose et José Calderón pallieront son absence au poste de meneur.

Les Cavs ont même réalisé un des derniers gros coups de l’été en récupérant Dwyane Wade (au minimum vétéran soit 2,3M$/an), qui espère se rappeler les belles années du Miami Heat avec LeBron. Kyle Korver prolongé et Jeff Green (31 ans) signé au minimum comme Dwyane, voilà un banc sympathique qui devrait accueillir J.R. Smith, si ce dernier laisse sa place de titulaire à The Flash.

Sur le court terme, les Cavaliers ont passé un bel été, mais la peur de voir LeBron, Wade et Isaiah quitter le navire en 2018 plane. A moins qu’on voie les choses à l’envers et que la signature de D-Wade conforte LeBron à Cleveland ? Kyrie Irving était l’assurance du long terme. L’avenir sera tout de même amorti avec le choix des Nets à la draft 2018 (choix n°1 ?), mais la seule chose à laquelle pensent les Cavs, c’est le titre.

 

Le joueur à suivre : Isaiah Thomas

L’année 2017 fut particulièrement cruelle envers le meneur d’1m75. En avril dernier, la veille du début des playoffs face aux Chicago Bulls, il a appris le décès de sa jeune sœur, Chyna. Malgré cela, il s’est surpassé en playoffs pour amener les Celtics en finale de la conférence Est, avec notamment un match à 53 points contre les Wizards (2ème plus grande performance en playoffs de l’histoire des Celtics). Idole du TD Garden, le petit lutin fut écœuré d’apprendre que les Celtics l’envoyaient à Cleveland pour récupérer Kyrie Irving. Mais la vie continue. Il faut un sacré mental et beaucoup de cœur pour avoir compilé une moyenne de 29 points et 6 passes décisives par match la saison dernière.

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Thomas est prêt à relever un nouveau défi dans l’Ohio… (source : Sports Illustrated)

Cependant, le roi du quatrième quart-temps devra attendre d’avoir soigné ses problèmes à la hanche pour porter sa nouvelle tunique. Pas sûr de le voir rejouer en 2017. C’est une des raisons pour lesquelles il faudra suivre Isaiah Thomas. Les Cavs auront besoin d’un grand petit homme pour aller chercher un second titre NBA de leur histoire. On ne doute pas des performances à venir de LeBron ou Kevin Love, mais Isaiah apparaît comme le potentiel facteur X. De plus, il sera agent libre à la fin de la saison et voudra probablement décrocher un contrat max. Si tel est son souhait, il va falloir se démener pour le nouvel exercice qui l’attend.

 

Cinq de départ

Isaiah Thomas – Dwyane Wade – Jae Crowder – LeBron James – Kevin Love

Avec des joueurs à 100% de leur condition physique, on peut quasiment parler de superteam pour les Cavaliers, bien que le rayonnement de Dwyane Wade ne soit plus à son zénith. Tyronn Lue a affirmé que The Flash sera titulaire au détriment de J.R Smith. Il faut dire que ce dernier a le talent et le profil parfait du sixième homme qui colle 8 points en fin de premier quart-temps. Néanmoins, on aurait pu envisager le triple champion NBA jouer le rôle de leader du cinq remplaçant. On a vu la saison passée, et surtout lors des Finales, la détresse de l’équipe lorsque LeBron allait se reposer sur le banc.

Dans le jeu, coach Lue envisage d’utiliser davantage Kevin Love en attaque, déclarant qu’il « va faire sa meilleure saison depuis qu’il est ici ». Il a même fini par s’ouvrir à l’idée de le voir jouer pivot. De là à disputer 31 minutes à ce poste ? Peut-être pas. Mais il est vrai que sa capacité à gober les rebonds (11,1/match la saison dernière) sera précieuse. On peut douter de ses qualités défensives à ce poste, mais sa mobilité et son shoot à 3 points ne sont pas à remettre en question. Plus de mouvement, moins d’isolation.

Cette nouveauté décalerait donc Tristan Thompson sur le banc et donnerait vraiment de la gueule à la second unit des Cavs : D-Rose, J.R Smith, Iman Shumpert, Jeff Green, Tristan Thompson. Avec une moyenne d’âge de près de 30 ans, l’expérience ne manquera pas à Cleveland et c’est un véritable effectif de champions que possèdent les Cavs. Des roleplayers (J.R. Smith, Jae Crowder), des vétérans (Dwyane Wade, Channing Frye, Kyle Korver), du sang neuf (Isaiah Thomas, Jeff Green, Derrick Rose). Une jolie armée pour le King LeBron James.

 

Pronostic de la rédaction : 1er de conférence Est

Les Cavs ont cédé la première place de leur conférence aux Boston Celtics l’an passé en saison régulière. La faute notamment à une fin de saison lâchée où LeBron a été mis au repos. Bien sûr, les Wizards, qui ont connu la stabilité cet été tout en prolongeant John Wall, viendront taquiner les Cavaliers. Les Celtics joueront aussi les premiers rôles et pourraient réaliser un nouveau hold-up, mais Cleveland part favori. LeBron est plus remonté que jamais. On voit mal comment une équipe à l’Est pourrait ne serait-ce que lui tenir tête en playoffs. De quoi être champion NBA ? Beaucoup diront qu’ils risquent plus le sweep par d’invincibles Warriors qu’autre chose. Mais LeBron est en mission. Comme l’avait dit Rudy Tomjanovich, ancien coach des Houston Rockets : « Ne sous-estimez jamais le cœur d’un champion ».

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