[PREVIEW] Los Angeles Lakers : le titre sinon rien

L'effectif renouvelé et surtout renforcé, les Lakers n'ont plus de temps à perdre. Cette année, il faut être à la hauteur, et gagner. © Clément Carton

La jeunesse partie (ou en tout cas en grande partie), l’heure n’est plus à la reconstruction aux Lakers. Avec l’arrivée de Lebron James l’année dernière, c’est sur le court terme que s’axent désormais les ambitions de la franchise. Dans sa globalité, l’intersaison a plutôt été prolifique avec l’arrivée de gros poisson (Anthony Davis) et de quelques bons coups (Danny Green, Avery Bradley). Maintenant reste à prouver que tout ce beau monde peut joueur ensemble. On espère qu’une seule chose pour les Angelinos, c’est qu’ils n’ont pas sacrifié leurs jeunes prometteurs, pour du vent…

Ce qui a changé cet été

Dire que l’été des Lakers a été mouvementé serait un euphémisme. Après une première moitié de saison 2018-2019 correcte, ou en tout cas, dans le tempo pour atteindre les playoffs, les blessures (de Lebron James et Lonzo Ball notamment) ont compromis l’espoir de phases finales. Les pourpre et or loupant la post-saison pour la 8ème année consécutive et le king pour la première fois depuis…2005. Alors pour une franchise historique de ce standing, surtout avec la présence d’un des meilleurs joueurs de l’histoire dans son effectif, il était temps d’enfin rejouer les têtes d’affiche.

Ils le voulaient, ils l’ont eu. Anthony Davis est, enfin, un Laker. C’est un peu un rêve devenu réalité pour les Angelinos, déjà sur le dossier durant la trade deadline. Bon un rêve bien couteux mais quand même. Un duo Lebron-Davis, ça en fait saliver plus d’un. Et sa venue confirme bien la volonté de la franchise de gagner le titre dès cette année. La reconstruction avec des jeunots ? Au placard ! En échange du mono-sourcil (27m la première année avec une deuxième année en option), Los Angeles a perdu ce sur quoi ils avaient commencé à travailler depuis l’après Kobe. Aux Pelicans a été expédié Lonzo Ball, Brandon Ingram, Josh Hart et les trois prochains premiers tour de draft. À ce prix, une blessure du pivot all-star serait une vraie catastrophe (surtout qu’on lui sait une certaine fragilité sur ce point-là).

Ce dossier clos, deux joueurs ne suffisent pas à soulever le trophée Larry O’Brien. Et après être passé à côté du fantasme complètement fou de rallier Kawhi Leonard à leur cause (finalement parti chez les rivaux, aux Clippers), il fallait trouver des joueurs d’expériences, capable d’accepter les seconds rôles. Et pour le coup, les Lakers ont réalisé quelques belles opérations. Danny Green (30m sur 2 ans), Avery Bradley (9,7m sur 2 ans), Jared Dudley (2,6m sur 1 an), Quinn Cook (6m sur 2 ans), Troy Daniels (minimum vétéran) et Dwight Howard (contrat non garanti) appelé à la rescousse après la blessure de Demarcus Cousins, sont de séduisantes pioches. Rajoutez à cela la prolongation de Kentavious Caldwell-Pope, Rajon Rondo, Javal McGee et du surprenant Alex Caruso, l’effectif présente une vraie diversité.

Du côté des départs, on en compte quatre au total. Le vieillissant Tyson Chandler est parti aux Rockets, Mike Muscala au Thunder, Reggie Bullock aux Knicks et l’extravagant Lance Stephenson à Liaoning, en Chine.

Roster 2019-2020 : qui aux cotés de James et Davis ?

Pour le cinq majeur, les places de Lebron James, Anthony Davis et logiquement, Danny Green semblent verrouillées. Au poste de Pivot, c’est Javal McGee qui détient pour l’instant la pole position. La grande question qui se pose est, qui va mener cette équipe ? Rondo ? Le meneur est sur la pente descendante mais dispose encore de son exceptionnel jeu de passe. Cook ? Peut-être le costume est-il trop grand pour le meneur de 26 ans. Lebron ? Il a été testé à ce poste et pour le moment, c’est la tendance qui se dégage. Avery Bradley prenant position en deux et Danny Green en trois. Mais rien n’est gravé dans le marbre, seul l’avenir nous en dira plus.

Cinq majeur probable : James – Bradley – Green – Davis – McGee

Joueurs clés du banc : Caruso – Rondo – Howard – Antetokunmpo – Caldwell-Pope – Dudley – Cook – Daniels – Norwell Jr – Cacok – Kuzma

Coach : Frank Vogel

Attention au réveil du King

S’il y en a bien un qui doit montrer qui est le patron de la ligue cette année (s’il en a encore les capacités), c’est bien Lebron James. L’année dernière, le king avait annoncé vouloir faire une deuxième partie de saison (l’après le All-Star Game) tonitruante pour accrocher les playoffs. Un objectif vite tombé aux oubliettes par le nombre de défaites qui s’en sont suivis. Et on ne peut pas dire, malgré ses déclarations, que sur cette période Lebron ait affiché beaucoup d’envie. Surtout dans le domaine défensif, où l’ancien Cavalier ne semblait pas vraiment concerné. Cette saison, c’est un des domaines où le quadruple MVP sera observé, notamment avec l’arrivée de Frank Vogel à la tête de l’équipe. Celui qui aura bientôt 36 balais va devoir s’employer au même titre que ses coéquipiers s’il veut remonter sur le trône. Il paraît reparti du bon pied. Maintenant, reste plus qu’à le prouver.

Style de jeu : fini le cirque Angelino

Frank Vogel aux commandes, c’est un tout autre style de jeu que vont proposer les pourpre et or cette année. La défense comme cheval de bataille. Anthony Davis a immédiatement annoncé la couleur en disant vouloir devenir le meilleur défenseur de l’année. À ses côtés Howard et McGee ont tous deux un profil défensif, capable d’envoyer les balles au-delà du cinquième rang. À l’arrière, Green, Caldwell-Pope et surtout Bradley sont des joueurs très agressifs sur l’homme, capable d’être de vrais morts de faim. Les Lakers possèdent donc désormais des joueurs pouvant faire le sale boulot et être de vrai chien de garde. Et l’intensité observée lors des premiers entraînements va dans ce sens. Cette saison, gare à ceux qui s’y frottent, les coups vont pleuvoir.

Objectif : gagner, point final

L’arrivée d’Anthony Davis, ajoutée à un Lebron James remonté comme jamais, risque de faire des étincelles dans le cité des Anges. Et les deux compères ont en plus la chance d’être bien entourés. Avery Bradley, véritable homme de l’ombre va apporter de sa combativité et il se trouve qu’il n’est pas maladroit en attaque. De son côté, l’expérience de Danny Green, double champion NBA (Spurs 2013 et Raptors 2019) est un vrai plus en terme d’expérience. Enfin Kyle Kuzma, relégué sur le banc avec la venue de Davis, devient pour le coup un remplaçant de luxe.

Cette année l’équipe est complète comme elle n’a plus été depuis très longtemps. Maintenant à voir comment les joueurs vont évoluer ensemble. Parce que si la mayonnaise prend, les Lakers risquent d’être un prétendant plus que sérieux au titre en juin.

Prono’ de la rédac’ :
4e de Conference Ouest

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