RWC 2019 : Angleterre – Nouvelle-Zélande : le prince fait tomber le roi

Une Angleterre surpuissante s'offre une finale de mondial. CP : Getty Images

Angleterre – Nouvelle-Zélande, une finale avant l’heure ! Une rencontre que tous les amateurs de rugby attendaient : le double champion du monde en titre face à des Anglais favoris au titre. Ces deux nations ont impressionné tout au long de la compétition. Les hommes de Eddie Jones ont mené à la baguette ce match. Les All Blacks n’ont rien pu faire tant le XV de la Rose semblait être sur un nuage. L’Angleterre s’offre une finale par une victoire sur le score de 19 à 7.

Avant le coup d’envoi, les hommes de Eddie Jones sont prévenus. Les Néo-Zélandais n’ont plus perdu en coupe du monde depuis 12 ans lors du quart de finale de 2007 à Cardiff. En trois confrontations en mondial, les All Blacks n’ont jamais perdu face à l’Angleterre.

Et pourtant, les Anglais vont outrepasser ces chiffres pour régner en maître sur le terrain dans ce premier acte. Une épreuve de force commence dès le haka. Les joueurs anglais forment un V et franchissent la ligne médiane, obligeant monsieur Nigel Owens à faire reculer les acteurs du match. Le coup d’envoi est donné par le centre Owen Farrell. Les Anglais vont rapidement récupéré le ballon et produire leur jeu fait de passes après contact. Dès la 2ème minute, stupéfaction dans tout le stade. Les champions du monde en titre sont déjà menés, Manu Tuilagi inscrit le premier essai du match. Le puissant centre, facteur X de cette équipe depuis le début, vient inscrire son 3ème essai de la compétition en force. Le rythme de cette rencontre est hors norme, digne d’une finale de mondial. Après 15 minutes de jeu, aucune mêlée n’a été joué, chose rare.

À la 24ème minute, le XV de la Rose va se voir refusé un essai après un passage à vide. Dans la foulée, George Ford va louper un drop. Les Anglais laissent des points en route et les All Blacks dans le match malgré une nette domination. Juste avant la pause, l’ouvreur donne un plus large avantage avec une pénalité. À la pause, l’Angleterre mène 10 à 0.

Une défense agressive comme principal atout pour les Anglais.
CP : AFP / Charly Triballeau

Une Angleterre surpuissante

Au retour des vestiaires, le doute subsiste sur la réaction des All Blacks dans ce deuxième acte. Les Anglais paraissent imbattable au vu du jeu produit, de la défense mais aussi de la réussite. Le plan tactique mis en place par Eddie Jones semble maîtrisé et millimétré. Le début de cette deuxième mi-temps est semblable aux quarante premières minutes. Grâce à la paire Farrell/Ford, le XV de la Rose arrive à maintenir à distance son adversaire par leurs jeux au pied.

Il faut noter également les très grandes performances de Manu Tuilagi et de Maro Itoje. Ils ont été les deux pièces maîtresses en défense avec des plaquages offensifs permettant de gagner la ligne à chaque fois. Le capitaine néo-zélandais, Kieran Read qui fêtait ses 34 ans, n’a jamais su avec ses coéquipiers trouver la solution. Pourtant de l’expérience il y en avait du côté des All Blacks avec notamment la deuxième ligne formée de Brodie Retallick et Samuel Whitelock, aligner pour la 54ème fois.

À la 63ème minute, les hommes de Steve Hansen vont reprendre espoir. Le troisième-ligne, Ardie Savea vient inscrire un essai tout en puissance. C’est aussi les premiers points du match pour la Nouvelle-Zélande. Une première dans l’histoire que les All Blacks ne marquent aucun point jusqu’à l’heure de jeu. 16 à 7, les Néo-Zélandais reviennent un peu dans la rencontre. Pour les 20 dernières minutes, les Anglais vont gérer et la Nouvelle-Zélande ne va jamais réellement trouver les solutions pour espérer une victoire. Le XV de la Rose remporte cette première demi-finale du mondial 2019 sur le score de 19 à 7.

La reconstruction anglaise réussie

2015, l’Angleterre sort du mondial en poule alors qu’il se déroule à domicile, une première dans l’histoire de la coupe du monde. 2019, les Anglais sont en finale en ayant éliminé l’Australie, vice-championne du monde, et la Nouvelle-Zélande, double championne du monde en titre.

Les hommes de Eddie Jones réussissent pour le moment leur pari après l’humiliation. Une équipe construite depuis 4 ans avec pour seul objectif ce mondial. Le XV de la Rose n’a désormais plus qu’une seule marche à franchir pour conclure ces 4 ans de travail.

Joris Bertoïa

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