[TES] Etape 4 : Santiago Bernabéu, temple du plus grand club du monde

Santiago Bernabéu compte aujourd'hui 81 044 places (source : realmadrid.com)

Nous mettons le cap sur la capitale espagnole et le stade mythique du Réal Madrid, Santiago Bernabéu. Inauguré il y a bientôt 70 ans, il a su conserver son aura et être à la hauteur du plus grand club de la planète. Le Réal a tout gagné ici et n’est pas prêt de vouloir bâtir un neuf, bien au contraire.

Qui es-tu Santiago ?

Le stade Santiago Bernabéu porte bien le nom d’une personnalité. Et pas n’importe laquelle. Le prénommé Santiago est un historique personnage de la « maison blanche » qui a consacré sa vie au football et à son club de toujours. D’abord joueur et même capitaine de l’équipe du Réal dans les années 1920, il en a pris la présidence en 1943.

S’il a été choisi pour le « naming » de l’enceinte, c’est qu’il a grandement œuvré pour la construction de celle-ci. Il s’agit d’une juste reconnaissance pour un stade grandiose, érigé en véritable symbole des très hautes ambitions du Réal Madrid. Avec une capacité avoisinant les 100 000 places, il devenait le plus grand d’Europe et le plus moderne. Chapeau Santiago.

Toutefois, si tel est son nom aujourd’hui, cela n’a pas toujours été le cas. En effet, en 1944 lors de sa sortie de terre, en plein cœur de la ville, il s’appelait Nuevo Estadio Chamartìn. C’est huit ans après le premier match au nouveau Chamartìn que le stade a été renommé en l’honneur du « Presidente » Santiago Bernabéu, sur vote du conseil d’administration. 

Santiago Bernabéu Yeste, figure marquante du Réal et de son stade (source : realmadrid.com)

 

Bernabéu a porté chance à la Roja

En 1964 lors de l’Euro espagnol, le stade accueille la demi-finale de l’Espagne ainsi que la finale. Résultat : deux victoires de la Roja et le premier triomphe à l’Euro de leur histoire. La demi-finale est remportée face aux solides hongrois (2-1 a.p.) puis la grande finale est gagnée face à l’URSS du célèbre gardien Lev Yachine (2-1).

 

Terre d’accueil de la Coupe du Monde 1982

La plus importante enceinte madrilène a été l’une des hôtes la Coupe du Monde 1982, et notamment de la finale, remportée par l’Italie face à l’Allemagne de l’Ouest (RFA) sur le score de 3-1. Pour réceptionner l’évènement, le stade s’est refait une beauté. Il a même presque été reconstruit en intégralité, dans l’éternel objectif de montrer toute son étendue et sa modernité au monde entier, bien qu’il doive réduire sa capacité à hauteur de 98 000 places. Une toiture couvrant trois côtés des gradins a aussi été installée pour la première fois.

El Bernabéu pendant la compétition en 1982 (source : realmadrid.com)

Un stade d’élite sans cesse tourné vers l’avenir

Les dirigeants madrilènes ont toujours possédé un sens surdéveloppé de l’anticipation. « El Bernabéu » a ainsi conservé sa modernité pour pouvoir organiser toutes les plus grandes compétitions. Aujourd’hui, c’est logiquement qu’il correspond aux critères fixés par l’UEFA pour se classer en catégorie 4, au même titre que le Groupama Stadium, l’Olimpiyskiy ou le stade Loujniki.

Le stade ne veut pas en rester là pour autant. Le président Florentino Pérez compte bien l’améliorer pour en faire le numéro 1 mondial sans discussion. Les améliorations du Camp Nou et l’apparition du récent Wanda Metropolitano de l’Atletico ont sans doute fini de convaincre le principal dirigeant Merengue. Un projet faramineux de rénovation est alors envisagé depuis 2014. Il inclue l’ajout d’un toit rétractable, de nouvelles zones commerciales, d’un hôtel, d’un parking souterrain, d’un musée, d’un possible agrandissement des tribunes (un anneau supplémentaire) et un chantier prioritaire : le design extérieur. Ce dernier devrait être totalement refait et la façade serait enveloppée d’une impressionnante couverture couvrant le stade comme une peau. Celle-ci se verrait incorporée sur une portion d’un écran géant montrant l’intérieur de l’extérieur lors des grandes occasions, une prouesse architecturale inédite. Si pour l’instant, les fonds suffisants nécessaires à l’investissement n’ont pas été débloqués et que le projet est en stand-by, rien ne semble pouvoir arrêter le club galactique aux 12 LDC et aux 33 titres en Liga.

La future peau de Santiago (source : as.com)

 

LE MATCH : Finale de la Coupe des Clubs Champions 1957 : Réal Madrid CF – ACF Fiorentina (2-0) : Une finale à domicile devant 124 000 fans

« El Bernabéu » ne devait initialement pouvoir accueillir « que » 75 000 à 80 000 personnes dont un tiers de places assises… C’était sans compter sur Monsieur Bernabéu qui avait un tas d’idées pour l’améliorer et l’adapter à la très forte demande des supporters toujours plus nombreux. Le 30 mai 1957, lors de la finale de la Coupe des Clubs Champions opposant les locaux du Réal à la Fiorentina, Santiago Bernabéu parvient à réunir plus de 124 000 spectateurs. Une ambiance suprême puisque c’est le Réal Madrid de Kopa et Di Stefano qui joue et l’emporte 2-0.

Bien que dominateurs en première période, les Merengues ne convertissent par leurs occasions en but et le score est nul à la pause (0-0). C’est en deuxième mi-temps que Madrid fait la différence par la star argentine Alfredo Di Stefano sur pénalty (1-0, 70ème) puis par l’ailier espagnol Francisco Gento d’un joli piqué (2-0, 76ème). Le Réal domine l’Europe puisqu’il conserve son titre en C1 après la victoire contre le Stade de Reims en 1956 (4-3) lors de la première édition de la compétition. Rien ne peut résister à la terrible équipe madrilène : entre 1956 et 1960, elle n’a pas d’égal sur le continent et remporte cinq Coupe des Clubs Champions d’affilée.

Le Réal bat la Fiorientina en finale de la CCC devant une affluence historique de 124 000 fans (source : ilposticipo.it)

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