Cavigal Basket : un budget enfin viable

Depuis le début de la saison, Alexandre Michailoff ne rechigne pas à la tâche : il cumule les fonctions d’entraineur de l’équipe première et de directeur sportif des Niss’Angels. © Clément Carton

Après deux descentes en deux ans, le Cavi’ jouait chaque semaine sa survie en troisième division nationale. Désormais, les finances sont au vert.

S’inquiéter de la forme financière du Cavigal n’a désormais plus lieu d’être. « Les finances du club sont à nouveau conformes », garantit l’entraineur et directeur sportif du club, Alexandre Michailoff. La question du budget était pourtant dans toutes les têtes depuis le plan de redressement judiciaire fixé en milieu de saison dernière par les prud’hommes et la Fédération Française de Basketball, lorsque l’équipe fanion était au plus mal. Un an plus tard, le Cavi’ est maintenu en troisième division (Nationale Féminine 1, NF1), poursuit son long travail de restructuration et estompera sa dette de 180 000 euros sur les 10 prochaines années. Sans risquer un nouveau redressement judiciaire.

Il faut dire que l’heure est à la sagesse. Un temps près du dépôt de bilan, puis rétrogradé en championnat régional, et enfin sauvé en NF1, le Cavigal laisse le plus dur derrière lui. « Le club est sauvé financièrement car nous avons été très prudents pour construire l’équipe première en réduisant les coûts dès le début de saison, explique Alexandre Michailoff. Le plan de survie a été mis en place. Aujourd’hui, nous n’avons plus qu’à l’appliquer ».

Des finances réduites de moitié

Cette nouvelle organisation prend effet dans un contexte économique particulier. Les subventions des collectivités territoriales à la rentrée 2019 ont été diminuées de 340 000 euros par rapport au dernier exercice. Faisant baisser le budget total du Cavigal Basket de 950 000 à 550 000 euros. Et ayant une incidence directe sur les administratifs du club. « Il y a trois ans, nous étions 17 personnes sous contrat, dont 10 joueuses. Maintenant, nous sommes 8, dont 3 contractuels et 5 joueuses pro. Il y a une secrétaire administrative, une agent de développement qui s’occupe de tous les pôles (NDLR : 3×3, mini-basket, centre de formation) et moi-même, qui gère principalement l’équipe première », reprend le directeur sportif.

Le président Franck Faraut est « confiant pour l’avenir »
© Clément Carton

Un gouffre administratif et sportif toutefois assimilé par les dirigeants des Niss’Angels. « A Nice, le sport féminin est de plus en plus en expansion, avec de très bonnes équipes de hand, de rugby, de volley et de foot, ce qui laisse de moins en moins de place au basket », confie Franck Faraut. Pour l’heure, le club se recentre sur sa formation, dont il garde l’équipe U18 en championnat de France Elite. « L’an dernier, nous avions délaissé notre centre de formation, nos joueuses pro et nos supporters. Nous avions oublié ce qu’était l’essence d’une association sportive. Cette saison, nous nous sommes recentrés sur l’essentiel : une école de basket qui carbure », reprend le directeur sportif. Un premier pas pour redonner « une âme » au Cavi’, club historique du basket français.

A propos de Clément Carton 164 Articles
- Fondateur d'Agora Sports depuis septembre 2016 - 21 ans, Lyonnais, M2 Journalisme Sportif à l'EDJ Nice. Envie de partager ma vision du sport. Suivez-moi sur Twitter : @clementcarton

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