[TES] Etape 7 : Le Stadio Olimpico, le Colisée du football romain

Tous les chemins mènent à Rome. De passage dans la ville éternelle, nous vous présentons le célèbre Stadio Olimpico. Bien qu’il soit multifonction avec sa piste d’athlétisme, il demeure un temple du football, vivant au rythme des clubs rivaux de la Lazio et de la Roma.

 

Opérationnel depuis 1953

Le projet initial du Stadio Olimpico est apparu sous le régime de Mussolini à la fin des années 1920. Le stade, premièrement nommé Stadio dei Cipressi (stade des cyprès) est le point d’orgue du complexe sportif Foro Mussolini. Ce dernier s’étend sur plusieurs km2 et se trouve au nord de la capitale, sur les berges du Tibre. Dans un contexte de guerre et de crise, les travaux, peu avancés, sont plusieurs fois interrompus. Ce n’est qu’en décembre 1950 que le chantier reprend pour de bon.

Le stade est finalement terminé sous le nom de Stadio dei Centomila (Stade des Cent Mille), en raison de sa capacité avoisinant les 100 000 places. Inauguré le 17 mai 1953 à l’occasion de la rencontre amicale internationale Italie–Hongrie, il est constitué de terrasses et non de véritables tribunes. Par ailleurs, l’immense complexe est aussi renommé Foro Italico, à la suite de la chute du Duce Mussolini. Depuis 1953, se sont installés à l’Olimpico l’AS Roma, la SS Lazio et les équipes nationales italiennes de football et de rugby.

Le stade terminé en 1953 (Source : stadiumguide.com)

Des JO aux multiples compétitions du ballon rond

Le stade prend le nom de Stadio Olimpico lors de l’organisation des dix-septième Jeux Olympiques d’été. Une grande réussite, même si la capacité avec l’installation de sièges tombe vers les 55 000 places. La structure, sur sa lancée, accueille par la suite l’Euro 1968 (remporté par la Squadra Azzurra 1-1, 2-0) et l’Euro 1980 (gagné par la RFA face à la Belgique 2-1). Deux autres événements européens ont lieu ici : les finales 1977 et 1984 de la Coupe des Clubs Champions, remportées toutes les deux par Liverpool FC.

Vue panoramique du Stadio Olimpico en 1983 (Source : almanaccogiallorosso)

Le Mondial 1990, un tournant dans l’histoire du Stadio Olimpico

Pour la première réception d’une Coupe du Monde, le stade s’est totalement remodelé. Une destruction partielle de l’édifice est opérée tandis que des étages supérieurs sont ajoutés à la tribune latérale principale. Un toit blanc en fibre de verre fait aussi son apparition. Néanmoins, cela n’est pas suffisant pour porter la Squadra Azzurra sur le toit du monde. L’Italie est battue à Naples face à l’Argentine, alors qu’elle avait remporté ses cinq premières rencontres de la compétition à l’Olimpico. L’Allemagne s’impose finalement au terme d’une finale accrochée contre l’Albiceleste de Maradona au stade olympique (1-0).

De retour parmi les meilleurs stades d’Europe de par cette rénovation, le stade a aussi accueilli les finales de la Ligue des Champions 1996 et 2009. Les titres sont revenus respectivement à la Juventus de Turin et au FC Barcelone de Messi. Une ultime modernisation est intervenue en 2007, pour recevoir la finale de LDC 2009 et rester parmi les stades de catégorie 4 (catégorie maximale). Sa capacité est aujourd’hui de 72 200 places.

 

Théâtre du Derby della Capitale

Depuis sa création, l’Olimpico est l’unique antre de deux équipes romaines : la SS Lazio et l’AS Roma. Durant le derby, la Curva Sud (virage sud) appartient aux Giallorossi de l’AS Roma et la Curva Nord est la propriété des Laziali. Un derby électrique qui ajoute une portée supplémentaire à l’enceinte romaine.

Si le Stadio Olimpico est particulièrement sécurisé pour recevoir l’événement, les affrontements entre ultras se sont parfois finis en tragédie. A titre d’exemple, en 1979, Vincenzo Paparelli, fan inconditionnel de la Lazio, est décédé en tribune suite au jet d’une fusée de détresse lancée depuis la Curva Sud. Un drame sans précédent qui rappelle la dangerosité d’un tel match et démontre la rivalité démesurée du derby de la capitale.

Côté sport, la légende de la Roma, Francesco Totti, détient le nombre de buts marqués lors d’un Roma-Lazio avec 11 réalisations.

Les rivaux romains soudés en mémoire de l’équipe de Chapecoense, victime d’un crash aérien dramatique (Source : Turkagram.com)

Un troisième Euro pour l’Olimpico !

Après l’organisation des troisième et sixième éditions en 1968 et 1980, le Stadio Olimpico aura l’honneur de recevoir une nouvelle fois la compétition en 2020. En effet, afin de célébrer les 60 ans de l’Euro, la seizième édition s’organise autour de 13 villes européennes, dont Rome. La ville aux sept collines est la seule représentante transalpine et recevra un quart de finale ainsi que des matchs de poule.

 

LE MATCH : 37ème journée de Serie A 2014-2015 : SS Lazio – AS Roma (1-2) : Un héros prénommé Mapou !

A l’occasion du 144ème derby romain dans le Calcio, la Lazio reçoit la Roma, dans le Stadio Olimpico qu’ils se partagent depuis 1953. L’enjeu de ce match est crucial : la Roma, deuxième, ne compte qu’un point d’avance sur la Lazio, troisième. La mission du jour : triompher du derby et se qualifier directement pour la prochaine LDC.

L’équipe entraînée par Rudi Garcia manque son début de rencontre. La Lazio est au-dessus dans l’entrejeu mais ne concrétise pas ses occasions à l’image de Klose décroisant trop sa tête à la huitième minute. A la mi-temps, le score est toujours vierge (0-0).

La Roma développe davantage de jeu au fil de la seconde période et elle est récompensée de son temps fort par le but du jeune Iturbe. L’argentin lancé dans la surface est à la réception d’un centre à ras de terre d’Ibarbo : 1-0 (75ème). La Lazio ne tarde pas à réagir et parvient enfin à mettre le ballon au fond des filets. Felipe Anderson centre de l’aile gauche et trouve en profondeur Klose qui remise de la tête en retrait pour la tête Djordjevic : 1-1 (81ème). La fin de match s’annonce débridée. Un résultat nul n’arrange pas les deux équipes, surtout la Lazio.

A la 85ème minute, les Giallorossi obtiennent un coup franc lointain, excentré sur la droite. Pjanic, l’ex-lyonnais, se charge de placer le ballon dans la boîte. Il trouve Mapou Yanga Mbiwa lancé dans la surface. Le défenseur français décroise sa tête et trompe Marchetti dans le petit filet opposé (2-1). Le but est validé malgré les positions de hors-jeu de nombreux Giallorossi dont Mapou… Il s’agit du premier et seul but du français avec l’AS Roma.

Le score en reste là. La Louve se qualifie pour la prochaine LDC en validant la deuxième place du championnat. La Laziale, grande perdante du soir devra remporter son dernier match afin de finir sur le podium.

Mapou, héros du derby della capitale (Source : lequipe.fr)

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