Monfils de nouveau aux portes de la finale de l’US Open

 Au sein de sa « seconde maison », comme il apprécie la nommer, Gaël Monfils met fin à l’homérique épopée de Lucas Pouille. 6-4, 6-3, 6-3. Un score sec, non pas cinglant. En effet, compte tenu de l’irréprochable parcours du natif de Grande-Synthe, nul n’aura la prétention de critiquer négativement sa prestation, en toute somme, logique. Au lendemain d’une série de cinq joutes remportées au prix d’efforts considérables. Si Marco Chiudinelli (4-6, 3-6, 7-6, 6-2, 6-0), Roberto Bautista Agut (3-6, 7-5, 2-6, 7-5, 6-1) et Rafael Nadal (6-1, 2-6, 6-4, 3-6, 7-6) ont subit les frais de sa dure loi, le Parisien est parvenu à contredire la mécanique installée. Nombreux sont ceux dont l’interrogation résidait en la faculté de maintien du niveau d’un joueur lambda enchaînant de telle performances. Néanmoins, hommage au bourreau miraculé du Taureau de Manacor, hommage à son hypothétique avenir, hommage à la graine de talent qu’il incarne. En 2008, le mythique court Philippe Chatrier accueillait le Francilien au tour qu’il disputera jeudi. L’eau a coulé sous les ponts, le voila de retour…

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« Évidemment je dois dire la même chose que d’habitude, je souhaite à Jo un prompt rétablissement »

 La sentence du Djoker a le mérite d’être minutieusement adéquate aux circonstances de son US Open. En effet, sur 5 matchs, il en aura achevé uniquement 2, bénéficiant des forfaits successifs de Jiri Vesely, Mikhail Youzhny et Jo-Wilfried Tsonga. Une situation outrageuse pour les spectateurs New-yorkais dont la journée s’est déroulée dans l’invisibilité totale d’un mantra les illustrant efficacement « Bière, jeux, cris et sueur ». De facto, le credo « Forfait, capitulation, désillusion et remboursement » semble plus à même de s’y appliquer. Nole béni des Dieux ? Si la réponse s’avère positive, « La Monf », accompagné de son coach Mikael Tillstroam, serait bien inspiré de réaliser leur valise, d’organiser le départ. La rencontre programmée en Night Session, s’annonçait palpitante. Malgré le ratio en sa défaveur (14-6), le Manceau détenait d’intéressantes cartes afin de titiller son adversaire. Aussi, ce duel désormais récurrent, ravive constamment le souvenir du 5 juin 2012, date à laquelle l’ocre parisien brûlait sous l’affrontement fratricide que se disputait la paire d’athlètes. Triste sort, logique peine, le tenant du titre actuelle pratiquait à cet instant là, un tennis stratosphérique, effaçant avec un panache déconcertant, quatre balles de match contre lui. Sur le Stade Arthur Ashe, la blessure au genoux gauche de JWT a entravé la production d’un récit. À l’évidence l’issue paraissait discernable, n’en reste-t-il pas moins que la lutte possédait les ingrédients nécessaires à un réel choc. Hélas, dès l’amorce, il est en deçà de ses standards, affichant carrément 0% sur son second service. La différence de coups gagnants n’est pas massive (18 – 11), au contraire du gouffre qui s’installe en fautes directes (12 – 37). S’incrémenté à ce tableau déplorable, les réponses du Serbe, frustrantes, impraticable, délirante. L’octroie d’un billet « gratuit » vers le prochain round est un boulevard vers le sacre que seul un homme est susceptible d’inhiber, Andy Murray…

Yannick Noah n'a pas eu à se creuser - Reuters
Yannick Noah n’a pas eu à se creuser – Reuters

« L’espoir du tennis français »

 L’histoire de quelques lignes, Flushing n’existe plus, se substituant à un événement non-négligeable au sujet de la Coupe Davis. L’ultime carré a d’ores et déjà entamés sur les plans mentaux, tactiques, stratégiques.Yannick Noah, illustre capitaine de l’équipe des Bleus a dressé la liste exhaustive des membres de son bataillon. Sans une once de complexité pompeuse ou amphigourique, le choix se situe dans les normes ambiantes de la forme des représentants de la République. Le poulain de Thierry Ascione, « Lucho », Monfils et le sacro-saint duo Mahut-Herbert. Soit les auteurs des prouesses les plus prolifique ces quelques mois. Le premier a impressionné notamment au All England Club lors de sa brave épopée face à Andy Murray. Le suivant effectue la saison correspondant probablement à l’apothéose de sa carrière. Son cadet constitue un miracle en soi, tandis que P2H – Nico forment une alchimie flambante. Le rival de la France occupera le Kresmir Cosic Hall de Zadar, soit à domicile, en Croatie. La team en question est composée du géant Marin Cilic et de l’étoile montante, Borna Coric. L’espace de 96h, les descendants des Mousquetaires tenteront de briller, l’héritage sera-t-il conservé ?

Source : www.telegraph.com / www.sports.fr

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