RWC 2019 : deux groupes en un dans la poule B (2/4)

Suite de notre présentation des poules pour la coupe du monde de rugby qui démarre donc dans 3 jours maintenant. Aujourd’hui, place à la poule B présentée comme le “groupe de la mort” même si cette appellation semble un peu exagérée. En effet, face aux deux mastodontes que sont la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud, l’Italie, la Namibie et le Canada vont surtout tenter de gagner le mini-championnat entre eux trois.

Des All-Blacks en route vers l’histoire ?

Tout fan de sport le sait: en rugby, la référence absolue, c’est la Nouvelle-Zélande. Et à chaque compétition, elle est automatiquement citée quand on parle des favoris et à juste titre à chaque fois. Vainqueurs des deux dernières éditions, les All-Blacks sont au Japon dans un seul but, réaliser un triplé historique et ainsi marquer l’histoire du rugby. Pourtant, l’équipe néo-zélandaise ne fait aujourd’hui plus figure d’épouvantail absolu. Depuis la dernière coupe du monde, les Irlandais les ont battus 2 fois et, plus récemment, l’Australie a infligé un 47-26 aux Blacks, soit la défaite avec le plus gros écart de leur histoire.

La préparation s’est surtout faite lors du Rugby Championship (Four Nations) où la seule victoire fut contre les Argentins. Autant dire, rien de bien probant. Et le 92-7 infligé aux Tonga ne permet pas de donner plus de raisons de croire les Blacks au sommet du rugby mondial avant l’heure. Autrement dit, la Nouvelle-Zélande arrive à cette coupe du monde sans vraie certitude sur son niveau de jeu. Steve Hansen, le sélectionneur, a tenté ces dernières années de recreuser l’écart que les équipes du Nord ont su réduire au fil des années. Malgré un groupe plus qu’abordable, les All-Blacks savent qu’ils ne pourront pas aller crescendo dans la difficulté car dès le 21 septembre, se jouera la finale du groupe face aux Springboks de l’Afrique du Sud.

L’Afrique du Sud: confirmer son retour au premier plan

L’Afrique du Sud arrive sur les terres de ses bourreaux d’il y a quatre ans quand le Japon signait un exploit retentissant en battant les Springboks (34-32) lors de la phase de groupes. Et depuis ce match, le parcours de l’Afrique du Sud a été mouvementé. Deux coachs se sont succédés et l’actuel, Rassie Erasmus, a longtemps été contesté. Jusqu’en septembre 2018 quand les Boks ont battu les Blacks chez eux (36-34), 1ère défaite des Blakcs chez eux depuis 9 ans. Les Blacks que l’Afrique du Sud va retrouver dès samedi. Pourtant l’équipe sud-africaine arrive au Japon sans trop de certitude. Elle est en pleine reconstruction avec un modèle de sélection qui évolue depuis quelques années.

Sa préparation à la Coupe du Monde laisse penser que les Boks sont prêts pour affronter les meilleurs nations mondiales. En effet, ils viennent de remporter le Rugby Championship en battant les Australiens et en faisant match nul face aux Blacks. Pourtant une ombre est venue assombrir la préparation de l’équipe d’Erasmus. La mort de Chester Williams ainsi qu’une photo publiée sur les réseaux sociaux ont relancé la question du dopage dans le milieu de l’ovalie sud-africaine. La vérité se fera sur le terrain que les Boks semblent prêt à affronter. De là à jouer les trouble-fête pour la victoire finale ? On peut y croire.

Pour l’Italie, la Namibie et le Canada, la volonté d’être le plus grand des petits

L’Italie joue son avenir au plus haut niveau du rugby mondial lors de cette coupe du monde dans la mesure où sa présence dans le Tournoi des 6 nations est de plus en plus contestée. L’objectif est de terminer troisième pour se qualifier directement pour la prochaine coupe du monde. Pour cela, il faudra gagner le mini championnat face au Canada et à la Namibie afin d’offrir au capitaine Sergio Parisse une sortie en beauté pour sa dernière compétition sous le maillot bleu italien.

Les Welwhitschias (surnom des joueurs namibiens en référence à une fleur) visent quant à eux leur première victoire en Coupe du Monde. Pour leur 6ème participation. La fédération tente de mettre en place un programme de développement malgré le peu de moyens dont elle dispose. La Namibie vise cette première victoire historique le 11 octobre contre le Canada.

Le pays de Jamie Cudmore, le célèbre 2ème ligne canadien a dû attendre le mois de novembre 2018 pour valider son billet pour le Japon. La fédération canadienne a mis en place une préparation spécifique afin d’insuffler à ses internationaux une “culture d’équipe”. Les trois défaites en préparation ont montré que cela était loin d’être un succès. Ainsi l’objectif de la troisième place semble pour le moment assez illusoire.

Chacune de ses trois équipes a son propre objectif mais aucun ne souhaite brûler ses forces en s’exposant face aux grosses équipes de ce groupe dont les deux premières places sont, sauf énorme surprise, déjà assurées.

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