RWC 2019 : Nouvelle-Zélande – Irlande, un choc qui pourrait faire plouf

Quand on s’imaginait le tableau final de cette Coupe du Monde il y a quelques semaines, l’affiche Nouvelle-Zélande – Irlande faisait partie des finales rêvées. Mais la réalité de la compétition fut tout autre, notamment pour le XV du Trèfle et aujourd’hui, ce “choc” peut faire beaucoup moins saliver.

Une Irlande vacillante

Même si aucun des membres de la rubrique Rugby n’avait mis l’Irlande dans ses favoris (souvenir du drop de Sexton peut-être… le Français est rancunier), l’équipe de Joe Schmidt faisait partie des prétendants au trophée William Webb Ellis le 2 novembre prochain. Pourtant, à l’heure du bilan de la phase de poules, il est dur d’être aussi catégorique. L’Irlande a déçu tout simplement, loin du standing qu’on lui prêtait. Trop de pression ? Surplus de confiance ?

La victoire écrasante en ouverture contre l’Écosse peut être lue différemment quand on ajoute le paramètre Japon. En effet, les Irlandais ont surclassé le XV du Chardon. Mais était-ce à cause de leur haut niveau à eux ou du faible niveau écossais ? Les défaites de l’Irlande et de l’Écosse face aux Brave Blossoms montrent bien que l’Écosse n’était pas à son meilleur niveau lors de cette Coupe du Monde.

Et parlons-en du Japon ! C’est la surprise de ce premier tour. L’Irlande battue par des Japonais plein de coeur et de vitesse. Face à une équipe joueuse et qui, surtout, n’a plus peur, les Irlandais ont perdu leur jeu calibré et leur sang froid. Cela est sûrement dû au fait que depuis le début de la compétition, c’est le fantôme de Jonathan Sexton qui porte un maillot vert. Sa blessure cachée l’empêche d’être à son meilleur niveau et cela se ressent. L’autre inquiétude vient aussi du banc irlandais qui n’a pas été convaincant lors des matchs de gala face à la Russie et aux Samoa. Pour une fois, l’Irlande arrive face aux Blacks avec plus de doutes que de certitudes.

La Nouvelle-Zélande, encore et toujours au top

Si quelques doutes ont pu être émis sur les Blacks avant la Coupe du Monde, ils se sont complètement dissipés. Les néo-zélandais sont fidèles à eux-mêmes, physiques, imprévisibles et terriblement efficace. À l’image du match contre l’Afrique du Sud où après avoir été bousculé pendant 20 minutes, la Nouvelle-Zélande plante deux flèches en 5 minutes pour tuer les ardeurs des Boks. Face à la Namibie et au Canada, ce fut un festival offensif. La différence de points à l’issue de la phase de poules est de + 145.

Le système avec deux ouvreurs imaginé par Steve Hansen a parfaitement fonctionné. Le seul point noir (si on gratte un peu), c’est l’annulation du dernier match contre l’Italie. Cela pourrait amener un manque de rythme aux Néo-Z que n’auront pas les Irlandais qui ont joué leurs quatre matchs de poule. Mais c’est vraiment chercher la petite bête…

La bataille sera rude

Quand on regarde les derniers affrontements entre les deux équipes, on peut dire qu’il y a eu du spectacle. Les Irlandais ont battu les Blacks en 2017 et en 2018, seule équipe à l’avoir fait. Mais là, c’est la Coupe du Monde et l’équipe de Steve Hansen est en route pour écrire l’histoire. Les Irlandais, même affaiblis restent encore cette machine froide capable de faire déjouer n’importe quelle équipe. Il leur faudra retrouver la confiance et montrer les crocs. Car les Blacks sont en pleine confiance. Ce match s’annonce rude et les Irlandais devront tenir le score proche pour espérer s’imposer. Si les Blacks prennent leur envol trop tôt, le XV du Trèfle ira retrouver les pubs irlandais plus vite qu’ils ne l’auraient souhaité. Aux Irlandais de dejouer tous les pronostics !

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*