[ATP NEXT GEN] Daniil Medvedev, le russe turbulent

Daniil Medvedev, un des grands espoirs du tennis russe (source : Eurosport)

Trois russes participerons à la finale ATP Next Gen de Milan. Parmi eux, Daniil Medvedev. Classé 329e à l’ATP en janvier 2016, il a brûlé les étapes pour rentrer dans le top 100 il y a plus d’un an, sans jamais en ressortir. Le russe manque encore d’expérience mais son talent l’a déjà mené à des finales sur le circuit ATP. Il est aujourd’hui classé 63e. Et non il n’a rien à voir avec le président russe, Dmitri, ni même avec son homonyme ukrainien, Andrei, numéro 4 mondial et finaliste de Roland-Garros dans les années 90.

 

CARTE D’IDENTITE

Nom : Daniil MedvedevRésultat de recherche d'images pour "daniil medvedev atp"
Surnom : Bear
Date de naissance : 11 février 1996
Nationalité : Russe
Classement ATP (au 30.10.17) : 63e
Taille : 198 cm / Poids : 81 kg
Pro depuis : 2014
Coach : Jean-René Lisnard et Gilles Cervara
Style : Droitier, revers à deux mains
ATP Comparaison : Tomas Berdych
Idole : Marat Safin
Surface favorite : Gazon
Objectif : Top 10
Meilleur souvenir tennistique : Battre Stan Wawrinka au premier tour de Wimbledon 2017

 

Français d’adoption

Daniil Medvedev a grandi à Moscou. C’est là-bas qu’il touche ses premières balles à l’âge de 6 ans. Il intègre le circuit ITF Juniors en 2009 mais sa progression sera lente, si bien qu’il ne gagne aucun tournoi majeur chez les juniors, n’atteignant que la treizième place mondiale en 2014.

“Ce fut une période délicate à cause de la crise en Russie. Mon père avait emprunté de l’argent pour que je participe à des tournois et je ne gagnais pas”.

Lorsqu’il arrive sur le circuit ATP, ses parents décident de venir s’installer en France pour rejoindre sa grande sœur. Ainsi, il intègre l’académie de Jean-René Lisnard à Nice. Depuis, il progresse de manière exceptionnelle et fait un bond au classement. The “Bear” fait ses gammes sur les tournois Futures puis Challengers.

 

Une explosion au classement

Vainqueur en septembre 2016 de son premier Challenger à Saint-Rémy-de-Provence, il a également brillé sur le circuit principal avec un premier huitième de finale à Saint-Pétersbourg et un quart à Moscou, battant notamment Viktor Troicki, 28e mondial à l’époque. Sa saison 2016 à 69 victoires lui permet de passer de la 329e place mondiale en début d’année à la 99e place en décembre, glanant au passage de titre de “Young Guns”.

 

En 2017, Daniil Medvedev joue sa première finale en simple sur le circuit ATP au tournoi de Chennai contre Roberto Bautista-Agut puis découvre les quatre tournois du Grand Chelem. A Wimbledon, alors qu’il vient de faire son entrée dans le top 50 mondial, il remporte son premier match dans un tournoi du Grand Chelem en battant au premier tour en quatre manches le troisième joueur mondial Stanislas Wawrinka, récent finaliste à Roland Garros. Au second tour, il s’incline en 5 sets contre le Belge Ruben Bemelmans. C’est au cours de ce match que le russe entache sa réputation de “rookie” puisqu’il jette des pièces au pied de la chaîse en fin de match, estimant que l’arbitre de la rencontre avait été corrompue. Après s’être excusé, il relativise sur sa nervosité :

“Dans la vie, je ne suis pas vraiment nerveux. Quand quelqu’un me cherche, je suis plutôt du genre à ne pas m’emballer à dire ‘OK, laisse tomber ce n’est pas grave’. Mais sur le court, c’est vrai, je suis une personne différente. Je suis trop nerveux mais j’essaie de me calmer. J’ai progressé ces derniers temps à ce niveau. Mais parfois, je me laisse encore emporter et ce n’est pas bon.”

En baisse de régime ces derniers mois avec une série de huit défaites entre août et octobre, il s’est racheté chez lui à Moscou en battant Pablo Carreno Busta (11e mondial).

 

 

Un talent à polir

Très bon relanceur, doté d’un solide jeu de fond de court, notamment en revers, Daniil Medvedev a encore beaucoup à apprendre. Ce spécialiste du gazon entend à présent se concentrer à progresser sur toutes les autres surfaces. De plus, il approche les deux mètres et pour autant, c’est son service et sa volée qui lui font défaut jusqu’à maintenant. Il annonce au site de l’ATP :

“Je dois faire mieux sur mon service. Je suis encore breaké trop souvent. Je ne sais pas trop si c’est un problème de puissance, ou de constance. Le service, c’est une équation difficile à résoudre. Ce sont plein de petits détails, j’essaie de travailler tout ça. Technique, constance, puissance.”

 

Quoi qu’il en soit, le russe a déjà beaucoup surpris. Sa carrière, loin d’être considérée comme exceptionnelle il y a de ça un an et demi, a pris une autre dimension en 2017. Il a atteint la 48e place mondiale en milieu d’année et n’a pas quitté le top 70 depuis janvier, faisant preuve de stabilité et de continuité dans sa progression. Le russe l’annonce déjà, l’objectif à terme : “c’est de devenir un joueur régulier dans le Top 10, c’est ma véritable ambition”. Il en est encore très loin mais les ATP Next Gen Finals nous donneront certainement un point de comparaison avec les adversaires de sa génération.

 

A propos de Clément Carton 134 Articles
- Fondateur et Rédacteur en chef d'Agora Sports - 20 ans, Lyonnais, ambition journalisme sportif, EDJ Nice. Sports de prédilection : Tennis, Basketball. Suivez-moi sur Twitter : @clementcarton

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