Kjetil Andre Aamodt fête ses 46 ans !

(c) JO

Kjetil André Aamodt, ce nom ne dira pas grand-chose pour les plus jeunes d’entre nous. Pourtant, la longévité de sa carrière dans un sport comme le ski alpin fait de lui une montagne parmi les montagnes.

Né le 2 septembre 1971 à Oslo, Kjetil André Aamodt, 1m75, n’avait pas le physique prédestiné à une grande carrière. Pourtant, ce qu’il a accompli est digne des plus grands. Il est considéré comme un des plus beaux palmarès de l’ère moderne du ski alpin, aux côtés d’Ingemar Stenmark, Pirmin Zurbriggen, Marc Girardelli, Alberto Tomba, Hermann Maier ou encore Bode Miller.

Passionné de ski alpin depuis sa plus tendre enfance, il découvre la compétition très tôt, à tout juste 18 ans. A ses débuts, il est performant en Slalom Géant puis se dirige petit à petit vers le Super-G. En 1991, peu de spécialistes auraient parié sur le norvégien. Pourtant, il prend la deuxième place des mondiaux en Super-G, faisant preuve d’un sang-froid à rude épreuve. Un an plus tard, il remet ça aux Jeux Olympiques. Tandis qu’il n’a pas gagné la moindre manche de coupe du monde, il réalise l’exploit de s’adjuger une breloque bronzée en Super Géant puis une breloque doré en Super-G. Ainsi, il devient le 2ème plus jeune champion olympique de l’Histoire, après Sailer en 1956. Cette surprenante victoire initiale sera en fait le point de départ d’une domination dont la longévité fait et fera encore des envieux. Pourtant, il ne gagnera en tout « que » une seule Coupe du Monde en 1994, mais 8 médailles olympiques (dont 4 titres, 1992, 2002 (x2), 2006), 5 titres de champion du monde, 9 globes de cristal, soit un total de 20 médailles et 29 trophées majeurs. Personne ne fait mieux dans l’histoire, seul le « Silent Swede » : Ingemar Stenmark l’égale avec 29 titres également (mais 3 coupes du monde). Le palmarès et une chose, la façon de gagner en est une autre. Tout le monde retiendra sa capacité à sortir le meilleur de lui-même au bon moment pour ne faire qu’une bouchée de ses concurrents. D’ailleurs, il sera surnommé « Baby Shark » à ce propos durant sa carrière. Il n’aura quasiment jamais connu la blessure, dans une discipline aussi périlleuse que le ski alpin, hormis en 2003, où il se brisa la cheville, à 32 ans, une blessure presque synonyme de fin de carrière. Et pourtant, il revient en 2005 sur le circuit, sans briller, avant de tirer sa révérence sur un dernier titre olympique à Turin, aussi splendide qu’étonnant. Il est aujourd’hui investi dans les JOJ, jeux olympiques de la Jeunesse.

Résister à la pression, voilà sans doute la clé de la réussite de tout grand sportif. Homme des grands rendez-vous, le Norvégien sera ainsi passé maître dans l’art de la résolution de cette devise des plus complexes, si bien qu’on aurait pu l’appeler « Monsieur Jour-J » tant il savait faire abstraction de l’enjeu dans les instants décisifs. Considéré à juste titre comme le plus grand sportif norvégien de tous les temps, ses exploits ont inspiré un grand nombre de ses compatriotes tels que Lasse Kjus, Aksel-Lund Svindal, Kjetil Jansrud ou encore la dernière pépite Henrik Kristoffersen, déjà détenteur du globe de cristal du slalom à tout juste 22 ans.

Si vous aussi vous êtes nés un 2 septembre, vous n’êtes pas le seul sportif à partager cette date de naissance. Aujourd’hui, les fans de basket partageront un playground avec Nate Archibald (69 ans), Zoran Planinic (35 ans) et les jumeaux Marcus et Markieff Morris (28 ans), les tennismans échangeront quelques balles avec Jimmy Connors (65 ans), les fans de Formule 1 piloteront aux côtés d’Olivier Panis (51 ans), les boxeurs échangerons des coups avec Lennox Lewis, tandis que les footballeurs feront un tennis-ballon avec Carlos Valderrama (56 ans), Claude Puel (56 ans), Javi Martinez (29 ans), ou encore Alexandre Pato (28 ans).

A propos de Clement Carton 64 Articles
- Créateur & Community Manager d'Agora Sports - 19 ans, Lyonnais, ambition journalisme sportif. Sports de prédilection : Basketball, Tennis, Sports d'Hiver. Suivez-moi sur Twitter : @clementcarton

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