Laurent Jalabert fête aujourd’hui ses 48 ans

Laurent Jalabert ne perd plus son sourire... (c) Abaca

Né le 30 Novembre 1968, Laurent Jalabert a marqué les années 90 dans le monde du cyclisme. Polyvalent, il s’est construit l’un des plus beaux palmarès de l’histoire du cyclisme. Le dernier français à avoir remporter un Grand Tour, retour sur sa carrière très fructueuse. 

Tout commence en 1988, où il remporte le championnat de France militaire, suite à ces performances en amateur, l’équipe Toshiba. Lors de sa première saison, alors qu’il n’a que 20 ans, il remporte une étape du Tour d’Armorique et son classement général ainsi qu’une étape du Tour du Limousin. L’année suivante, il s’adjuge à nouveau 3 victoires avec notamment une étape du Circuit de la Sartre ainsi que Paris-Bourges. Mais il marque surtout par ses performances internationale, 2e de la Clasica San Sebastian, 2e de Paris-Nice, 2e du classement par points de la Vuelta, ainsi que 6e du championnat du monde.

En 1991, il ne remporte qu’une victoire, une étape des Quatre jour de Dunkerque. Mais il prouve surtout qu’il est un véritable prétendant à n’importe quelle classique puisqu’il se classe 4e de la Clasica San Sebastian, 7e de l’Amstel et de Paris-Tours, 8e du Tour de Lombardie, 9e du Tour des Flandres. Lors du Tour de France, il fini 2e du classement du maillot vert. Il signe l’année suivante chez Once, véritable déclic avec 8 victoires dont une sur le Tour avec le maillot vert. Il fait mieux en 1993, il cumule 18 victoires dont 2 sur la Vuelta, néanmoins il est moins en vue sur les classiques.

1994 est une année riche en événements pour celui qu’on surnomme « Jaja », 7 étapes de la Vuelta et le classement par points qui se déroule alors durant le mois de mai. Trois mois plus tard, il est victime d’une chute dès la 1ère étape du Tour ce qui va entacher tout le reste de la saison. Il se rattrape l’année suivante avec ses premières classiques, victoire sur Milan-San Remo et la Flèche Wallone. Cette année là, il montre aussi qu’il n’est pas seulement un sprinteur grâce à sa victoire final sur Paris-Nice, 7e du Tour avec la célèbre victoire à Mende et le maillot vert, et surtout les maillots du général, par points et de la montage de la Vuelta. Il est alors le meilleur coureur cycliste du monde.

L’année suivante est bien moins fructueuse que la précédente. Toute début bien avec sa 2e victoire consécutive de Paris-Nice mais il se blesse au genou ce qui l’empêchera de participer aux classiques d’avril. Sa préparation pour le Tour est idéale mais il tombe malade pendant celui-ci et est contraint d’abandonner. Très en vue sur la Vuelta, il est 2e de la Vuelta mais est victime d’une intoxication alimentaire et abandonne de nouveau, saison à oublier pour le Panda. 1997 commence comme 1996, victoire sur Paris-Nice puis sur la Flèche Wallone. Décevant sur le Tour à la suite d’une nouvelle préparation, il se rattrape sur la Vuelta en finissant 7e au général et remporte son 4e classement par points consécutifs. Sa grande victoire reste son succès lors du contre-la-montre des championnats du monde, il fini sa saison en apothéose avec une victoire sur le Tour de Lombardie.

L’année 1998 sera marqué par ses 2e places. Dès la Ruta Del Sol, puis à Paris-Nice, au Tour du Pays Basque, de Liège-Bastogne-Liège. Cependant, il accumule les victoires d’étapes devient Champion de France, sa 10e victoire en deux mois. Suite à l’éclatement de l’affaire Festina, il se fait porte-parole des des coureurs et quitte la course, on apprendra que nombre d’entre eux était dopé dont Jalabert. Il fini sa saison lors de la Vuelta avec une 5e place au général. 1999 est une année mitigée, vainqueur du Tour du Pays Basque, du Tour de Romandie et du classement par points du Giro et termine 4e de ce dernier, mais il abandonne sur la Vuelta, ne participe ni aux Tour ni aux classiques. L’année suivante, il se place toujours dans les tops 5 mais ne parvient pas à conserver ses titres. Peu en vue sur les classiques, il porte le maillot jaune sur le Tour puis s’effondre dans la montagne. Il décide de changer d’équipe pour la saison suivante, il part à la CSC avec son frère Nicolas.

Sur la fin de carrière, il gagne quand même quelques étapes du Tour, en 2001, sa première de la saison. Puis récidive le 14 juillet, toujours sur le Tour, il remporte le maillot à pois, puis la Clasica San Sebastian. La saison suivante est assez identique, il fini 3e de Paris-Nice, mais ne peut participer aux classiques en raison d’un virus. Il remporte pour la seconde fois consécutive le maillot à pois et s’adjuge la Clasica San Sebastian quelques jours après avoir annoncé sa retraite. La Coppa Agostini reste sa dernière victoire professionnelle.

Reconverti dans le triathlon, il ne quitte pas le domaine du cyclisme puisqu’il est consultant sur France Télévision depuis 2003. Egalement sélectionneur entre 2009 et 2013, il reste l’un des meilleurs coureurs de l’histoire du cyclisme, très polyvalent, il compte 138 victoires, une véritable légende.

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