LeBron James fête ses 33 ans !

Déjà 33 ans et 14 saisons passées sur les parquets NBA… LeBron James a désormais sa place parmi les plus grands joueurs de l’histoire. Retour aujourd’hui sur la carrière d’un joueur hors-norme…

L’Ohio dans le cœur

LeBron James naît le 30 décembre 1984 dans l’Ohio, à Akron (d’où est également originaire un certain Stephen Curry). Celui que l’on surnomme aujourd’hui The King vit une enfance difficile, élevé seulement par sa mère. Les deux errent de maison en maison, entre Akron et Cleveland, et peinent à trouver la stabilité. Malgré ça le jeune LeBron commence à intriguer le monde du basket. (Un ailier de 2m03, monstre physique et qui sait absolument tout faire sur un parquet attire forcément les regards). Il devient une véritable star dès ses premières années au Lycée de Saint Vincent-Saint-Mary où certains de ses matchs sont retransmis à la télévision (son record de points au lycée est de 74(!)). James décide de se présenter à la draft 2003 sans passer par l’université. Coïncidence, la franchise qui détient le premier choix cette année-là n’est autre que… Cleveland. Les Cavs n’hésitent pas et sautent sur l’occasion. LeBron clame haut et fort qu’il ne partira pas avant d’avoir offert un titre à sa ville.

Une carrière légendaire

Pour sa saison rookie, il livre un exercice très solide et manque de peu de qualifier les Cavaliers pour les play-offs. James est fort logiquement élu Rookie of the Year. Les saisons suivantes, la franchise ne cesse de progresser et les Cavs atteignent enfin les Finales NBA en 2007. Mais James et Cleveland déçoivent : ils s’inclinent sèchement 4-0 face aux Spurs de Tony Parker. S’en suivent des saisons régulières excellentes mais des play-offs toujours frustrants où Cleveland butte face aux Celtics de Boston et le Magic d’Orlando emmené par Dwight Howard.

Durant l’été 2010, LeBron James est free-agent et tout le monde est prêt à parier qu’il va prolonger chez les Cavs. Et pourtant James trahit Cleveland et annonce, le 8 juillet, en direct à la télévision, qu’il rejoint Miami pour évoluer aux côtés de ses amis Dwayne Wade et Chris Bosh. L’état de l’Ohio est sous le choc : les maillots floqués « James » sont brûlés, les critiques fusent dans les journaux locaux. LeBron n’a pas tenu sa promesse et « The Decision » fait de lui un des hommes les plus détestés de la ligue. Il reste 4 saisons à Miami pour autant d’apparitions en finales. Il remporte deux titres en 2012 et 2013 malgré deux échecs face à un immense Dirk Nowitzki et le collectif exceptionnel des Spurs de San Antonio.

Le 11 juillet 2014, James annonce officiellement qu’il est de retour : « I’m coming home ». Oui, il possède désormais sa bague de champion mais l’objectif n’est pas atteint. LeBron est de retour à la maison, pour gagner cette fois. Près de 50 ans que Cleveland attend un titre de champion d’un sport majeur. La franchise met tout en œuvre pour briser cette malédiction. Kyrie Irving, jeune meneur au potentiel énorme et Kevin Love, un des meilleurs poste 4 de la ligue, accompagnent désormais LeBron dans sa quête du Graal. Pourtant James se retrouve seul un an plus tard. Love se blesse à l’épaule en début de play-offs et le genou d’Irving lâche à la fin du premier match des Finales face aux Warriors de Stephen Curry. Cleveland s’incline logiquement 4-2 mais James réalise des finales MONUMENTALES : 35,8 points, 13,3 rebonds et 8,8 passes en moyenne sur les six matchs. Malgré la défaite, toute la ville croit de nouveau en LeBron James !

La saison 2015-2016 débute bien et les Cavs prennent rapidement les devants de la Conférence Est. Pourtant à mi-saison, le coach David Blatt est remercié, remplacé par son assistant Tyron Lue. L’équipe impressionne en Play-offs, passant les deux premiers tours en ne perdant aucun match. Ils atteignent les Finales et retrouvent Golden-State et Stephen Curry qui vient d’être élu MVP de la saison à l’unanimité (une première dans l’histoire). Cleveland se fait écraser lors des deux premiers match à l’Oracle Arena. Ils se doivent de gagner leurs deux prochains matchs à domicile. Le premier match est pris par Cleveland, pas le second. Les Warriors mènent 3-1 et ont l’occasion de devenir champions chez eux, à Oakland. Golden-State est tout proche d’un second titre : aucune équipe ne s’est relevée d’un tel handicap dans l’histoire des Finales. Le match 5 est intense, LeBron, qui a provoqué la suspension de Draymond Green pour ce match, est hué à chaque ballon qu’il touche. James répond au public de la plus belle des manières : 41 points, 16 rebonds et 7 passes, bien aidé par Irving auteur lui aussi de 41 points. 3-2 désormais. Changement de décor mais le scénario reste identique : devant son public, James inscrit une nouvelle fois 41 points, à plus de 60 % de réussite (!), lors du match 6 et offre un septième match à Cleveland.

Les Warriors sont favoris, l’ambiance est, tout simplement, exceptionnelle et l’intensité folle. L’Oracle Arena est surchauffée. Chaque ballon vaut de l’or, le match est serré, le sort indécis. A 5 minutes de la fin, les joueurs sont exténués, mains sur les genoux, bouche ouverte, l’atmosphère est étouffante. Ce sont ces moments qui font la légende de la NBA, ces moments qui propulsent les vainqueurs vers le panthéon et qui hanteront à jamais la mémoire des perdants. Aucun point n’est inscrit en 3 minutes. A 1 minute 50 du terme, toujours égalité, Curry lance une nouvelle contre-attaque et sert Iguodala pour un lay-up facile. Mais James, en retard au début de l’action, donne tout ce qu’il lui reste pour revenir en défense et s’envole au dernier moment pour réaliser ce qui restera, incontestablement, l’un des plus beaux contres de l’histoire (les titres se gagnent en défense, dit-on). Une minute plus tard, c’est son fidèle lieutenant Kyrie Irving qui crucifie Golden State d’un trois points venusd’ailleurs devant le MVP unanime.

Le buzzer retentit, Cleveland est enfin Champion. James s’écroule et fond en larmes. Cleveland est à ses pieds. Le monde du basket aussi. Le Roi est enfin arrivé à hauteur de ce Graal qui lui offre une place parmi les plus Grands. Auprès des plus grandes légendes de ce sport. L’année suivante, il échoue une nouvelle fois en finale face aux Warriors de Curry et Durant.

En ce 30 décembre, nous souhaitons un joyeux anniversaire au golfeur Tiger Woods (42 ans), au footballeur Cédric Carrasso (36 ans) et au joueur de rugby Maxime Machenaud (29 ans).

A propos de Baptiste Regnier 18 Articles
Né il y'a 17 ans dans le foot, vis désormais dans le basket, passionné de sport en général. N'hésitez pas à me suivre sur Twitter : @Baptistee39

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