Le libéro au volley, mode d’emploi

Jenia Grebennikov, libéro de l'équipe de France. Photo via Sport24- Le Figaro

En regardant un match de volley, vous êtes-vous déjà demandé pourquoi un joueur portait un maillot d’une couleur différente de celui des autres? Pourquoi n’attaquait-il pas et semblait toucher moins de ballons que les autres? Le libéro occupe un rôle de l’ombre qui n’en reste pas moins indispensable dans le volley moderne.

Un poste à part

Le libéro s’éloigne des autres joueurs à la fois de part sa naissance tardive que par son statut parfois ingrat éloigné de la lumière.

Un rôle inventé bien après les autres

C’est tout d’abord un poste relativement moderne.  Né dans les années 90, là où le volley dans sa phase initiale a été inventé à la fin du 19e siècle. Il est ensuite développé pour atteindre une forme proche de celle qu’on lui connait aujourd’hui avec la création de la Fédération Internationale de Volley-Ball en 1947.

Sauf qu’avec un filet situé à plus de 2m du sol, impossible pour les petits de pratiquer ce sport (à haut niveau du moins) et la FIVB souhaite ouvrir le volley afin de le populariser d’avantage. Ainsi, le libéro permet à des joueurs plus petits d’évoluer en professionnel, mais pas seulement. Dans cette popularisation passe une évolution du jeu, qui n’est pas assez spectaculaire pour attirer le grand public. Les échanges sont trop courts. Un rôle défensif permet d’allonger les points et d’accroître l’attractivité d’un match.

Un super défenseur

Le libéro, cet expert de la réception, c’est un poste parfois ingrat et pas réellement considéré comme les autres disposant de règles particulières.

En effet, il ne peut pas être désigné comme capitaine de son équipe contrairement aux joueurs de champ. L’explication c’est qu’il n’est pas à proprement dit un titulaire (même s’il n’est pas vraiment remplaçant non plus), car il n’entre pas dans la rotation de service.

A la différence des postes plus “classique”, le libéro n’a pas le droit d’attaquer. Son rôle est uniquement basé sur la réception ou encore la relance à un attaquant ou au passeur. Il doit maintenir le ballon en vie le plus longtemps possible.

C’est également le patron de la défense. Il conseille et indique des placements défensifs à ses coéquipiers au moment de réceptionner. C’est généralement lui qui donne de la voix et s’impose lors de réceptions délicates. Un bon libéro a l’instinct du placement défensif et une technique de réception qui doit frôler la perfection. Là où d’autres tirent leur satisfaction par des attaques surpuissantes comme des pipes, lui la trouve dans la réception de celles-ci.

Pas de contres, pas d’attaques, seulement des passes et des défenses qui ne font pas forcément de lui la star de l’équipe. Pourtant, le libéro s’avère essentiel tant il soulage défensivement son équipe. Aujourd’hui, il est indispensable, à la fois pour le spectacle que l’efficacité qui est la sienne.

Une spécialité à la française

Le libéro c’est un poste dans lequel la France excelle. Longtemps, Hubert Henno a fait parti des meilleurs mondiaux et compte de nombreuses récompenses individuelles à son actif comme celui de meilleur libéro de France, de Série A ( ligue principale de volley italienne), d’Europe et même du monde! Il a mis ses talents au service de l’équipe de France jusqu’au début des années 2010 où il décide de prendre sa retraite international et laisse la main à un autre libéro prodige : Jenia Grebennikov.

Jenia Grebennikov, c’est le libéro actuel de la Team Yavbou et considérée par ses pairs comme le meilleur libéro du monde de par son instinct de réception. Lui aussi, tout comme Hubert Henno a reçu plusieurs distinctions individuelles mondiales et européennes.

A 27 ans, Grebennikov a encore de belles années devant lui, à savoir si un autre français glanera après lui ces récompenses et cette reconnaissance de meilleur libéro du monde…

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