[TOUR DES STADES] L’Allianz Stadium, l’éco-stade successeur du Stadio delle Alpi

La résonance de l'Allianz Stadium est ébouriffante (source : it.eurosport.com)

Le tour d’Europe des stades rejoint l’Italie pour une étape transalpine. Nous découvrons le Juventus Stadium, que l’on doit désormais nommer Allianz Stadium depuis juillet 2017. Neuvième stade de l’histoire de la Juventus, il détient une capacité de “seulement” 41 500 places, ce qui ne le place pas dans la liste des grands stades européens par sa taille. Toutefois, son taux de remplissage allié à son architecture en fait un stade à l’atmosphère incroyable. Il sera ce soir le lieu d’un affrontement sans merci contre les Reds Devils. Saison 2, Episode 6.

Un stade prenant la suite du Stadio delle Alpi

La Stadio delle Alpi restera dans l’histoire comme un des stades ayant vécu le moins longtemps. Construit pour la Coupe du Monde 1990, il a été démoli entre 2008 et 2009. Le “Stade des Alpes” comprenait 69 000 puis 67 000 places ainsi qu’une piste d’athlétisme. En 2003, le stade est acheté par la Juventus.

C’est le 18 mars 2008 que la décision de le remplacer est prise par le conseil d’administration. Sa conception n’est pas efficiente et inadaptée au marché actuel. Créer un nouveau stade serait bien plus rentable à long terme, d’autant que la Juve possède un argument majeur pour construire le Juventus Stadium : son coût ! Étant donné qu’un nombre conséquent de matériaux seraient récupérés directement de la démolition du Stadio delle Alpi, l’investissement envisagé ne dépasserait pas 100 à 150 millions d’euros.

Le Juventus Stadium a repris de nombreux éléments du Stadio delle Alpi pour sa construction (Source : stadiumdb.com)

Le Juventus Stadium est construit entre 2009 et 2011. L’inauguration a lieu le 8 septembre 2011 lors d’un match symbolique face à Notts County (club anglais ayant inspiré les couleurs du club du Piémont). Son premier match officiel se tient pour le compte de la seconde journée du Calcio 2011-2012. Ce jour-là, le défenseur suisse Stephan Lichsteiner est devenu le premier buteur du Juventus Stadium en match officiel, lors de la victoire face à Parme (4-1). Le coût final de l’enceinte moderne est de 155 millions d’euros.

L’Allianz Stadium, un éco-stade adapté au football moderne et toujours plein à craquer

L’enceinte italienne a été construit à l’aide des pièces démantelées du Stadio delle Alpi. De son ancêtre, il ne reste plus grand chose puisque le “Juventus Stadium”, appelé comme cela à ses débuts, se veut à la page. La nouvelle architecture reprend le modèle anglais avec des spectateurs très proches du terrain (7,5 mètres pour les sièges les plus près) et des tribunes construites tout en hauteur avec une pente vertigineuse avoisinant les 35 degrés d’inclinaison. Exit donc à la piste d’athlétisme. L’Allianz Stadium ne compte que 41 500 places mais on vous met au défi d’en trouver une où l’on ne profite pas parfaitement du spectacle.

Par ailleurs, le stade est un des plus attractifs du continent avec un taux de remplissage exceptionnel : plus de 80% des rencontres se jouent à guichets fermés. Il faut dire que la Juve écrase tout sur son passage avec un taux de victoire à domicile en championnat avoisinant les 85% depuis 2011 et en étant tenant du titre de Serie A depuis l’ouverture du stade (6 titres de Champion d’Italie).

L’Allianz Stadium porte les couleurs de la Juve et de l’Italie (Source : juventus.com)

Et une enceinte Allianz de plus !

Après l’Allianz Arena du Bayern Munich, l’Allianz Riviera de Nice, et bien d’autres (Vienne, Sao Paulo, Londres, Sydney…), l’assureur allemand a décidé d’investir en Italie. Allianz a misé sur un stade toujours plein à craquer et sur un club ultra-dominateur, sextuple champion en titre en Série A. Si le contrat court jusqu’en 2023, peu d’argent devrait rentrer dans les caisses des Bianconeri, propriétaires du stade. Cet accord s’est en fait conclu entre Sportfive-Lagardère et Allianz. Le groupe français Sportfive-Lagardère (aujourd’hui Lagardère Sports and Entertainment) est depuis l’inauguration du stade (2011) responsable des droits de naming du “Juventus Stadium”, moyennant 75 millions d’euros sur 12 ans. Les différents médias annoncent un accord Lagardère-Allianz entre 5 et 10 millions d’euros par saison.

Le MATCH : Finale de la Ligue Europa 2013-2014 : FC Séville – Benfica SL (0-0, 4-2 t.a.b)

Un match fermé

La première période est un vrai round d’observation. Séville domine dans le jeu mais c’est Benfica qui obtient les meilleures occasions avant la mi-temps notamment par Maxi Pereira et Rodrigo. À la mi-temps, les équipes sont logiquement à égalité (0-0).

La deuxième mi-temps est plus offensive mais les filets ne tremblent pas… Benfica obtient deux nouvelles grosses occasions en fin de match mais pèche à la finition, la faute à un Beto invincible pour le moment. Le temps règlementaire s’achève sur le score de 0-0.

Les prolongations sont difficiles physiquement pour les deux équipes qui ont beaucoup donné. Un coup-franc de Lima est stoppé par le portier sévillan, tandis que Bacca et Gameiro manquent le cadre d’Oblak. Les tirs-au-but vont décider du sort du match, et au vu du scénario cela n’aurait pas pu finir autrement.

Beto sort le grand jeu

Lima prend d’abord à contrepied son compatriote Beto mais Bacca égalise d’une mine sous la barre (1-1). Cardozo s’avance pour Benfica et son plat du pied est détourné par Beto. Le paraguayen a mal joué le coup en regardant où il allait frapper. Mbia, l’ex-marseillais donne l’avantage à Séville d’une belle frappe (2-1). Rodrigo échoue lui aussi à son tour ! Quel arrêt de Beto qui sort une nouvelle parade décisive. Coke continue d’aggraver la marque avec un tir-au-but encore très bien tiré, malgré le choix du bon côté par Oblak (3-1). La capitaine Luisão réussit son tir et permet aux portugais d’y croire encore. Gameiro a la première balle de match. Il s’élance et trouve la lucarne gauche (4-2). C’est fini !

Intraitables aux tirs-au-but, Séville l’emporte à l’issue d’un match indécis où Beto a brillé. Ses deux parades permettent à Séville d’emporter sa troisième Ligue Europa et marque le début d’une série de trois Ligue Europa remportées d’affilée (2014, 2015 et 2016).

Ivan Rakitic, capitaine de Séville, soulève le trophée pour la première fois ! (Source : rfi.fr)

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